Through the eyes of Carmen and Manon

13 April 2017

Non. Vous n’êtes pas à l’entrée d’un temple grec. Les deux vigies qui vous regardent, démasquées longtemps après que leurs visages ont été couverts par les voiles et la poussière, ne sont pas des déesses. Ce sont Carmen et Manon, héroïnes à leur façon, révélées enfin sous leurs plus beaux atours. Voyez comme la pierre est blanche, la peau lisse, comme elles trônent superbes sur leur piédestal de marbre dans le hall de la salle Favart. Lorsque vous croiserez leur sourire, écoutez l’histoire du temps qui a passé. Elles vous raconteront les fresques dorées que l’on ne voyait plus, la peinture fraîche dont l’odeur s’évapore lentement. Elles vous raconteront ces autres lieux que vous ne verrez pas d’abord ou que vous ne connaissez pas encore, comme les ateliers costumes où sous les néons brillent les vitres et le bois neufs. Elles vous diront aussi que la salle de danse n’a peut-être pas beaucoup changé, que quelques craquelures ici et là demeurent sur le cadre d’un miroir parce que ça doit sentir encore un peu le vécu. Les loges, en revanche, sont désormais tout confort, et vous vous prendriez à penser que leur histoire a quelque chose d’une visite d’appartement.

C'est qu’elles veulent lever pour vous le voile sur la troisième salle Favart. Alors ne faites pas trop attendre ces dames.

No, you’re not at the entrance to a Greek temple. The two wardens who are looking at you, unmasked after several months spent under veils and dust, are not goddesses. They are Carmen and Manon revealing themselves at last in their finest attires. See how white the stone, how smooth the skin, and the way they’re sitting enthroned and magnificent on their marble pedestals in the lobby of the Salle Favart. When you meet their smile, listen to their story of time past. They’ll tell you of the gilded frescoes that could no longer be seen or the fresh paint whose smell is slowly disappearing. They’ll tell you of those other spaces you don’t know yet, such as the costume workshops where new panes and woodwork shine under the neon lamps. They’ll also tell you that the dance room has not changed that much, that there remain a few cracks on the frame of a mirror reminiscent of life gone. On the other hand, the boxes are now quite comfortable and you might be led to think that their story is a little like visiting an apartment. In fact, they mean to show you the third Salle Favart.

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