Au cœur des répétitions de Robert le Cochon et les kidnappeurs

05 Juin 2014

Focus sur le régisseur de scène

Pendant les répétitions de Robert le Cochon et les kidnappeurs, Annabelle Richard est régisseur de scène, elle consigne sur sa partition toutes les volontés du metteur en scène et de son équipe artistique.

Sa mission ? Assurer le bon déroulement du spectacle en coordonnant l’ensemble des techniciens (machinistes, accessoiristes, régisseur son, régisseur lumière) et en indiquant aux artistes leur entrée en scène.

 

Rencontre avec celle que l’on surnomme le « chef d’orchestre de la technique » :

Quels aspects de ton métier préfères-tu ?

Ce que j’apprécie tout particulièrement, en dehors de la qualité artistique des projets sur lesquels je suis amenée à travailler, c’est l'aspect humain : il faut essayer de sentir la personnalité et la sensibilité des artistes, se fondre dans  leur univers et leur fonctionnement, afin de trouver la manière la plus juste et la plus efficace de les accompagner dans la réalisation de leur projet. C'est une expérience souvent intense que cet équilibre fragile, où l'équipe technique, tout en restant dans l'ombre, rend la vision des artistes possible. Cela donne souvent lieu à de belles et riches rencontres.

 

En quoi cette production, Robert le Cochon et les kidnappeurs, est-elle enthousiasmante ?

C’est enthousiasmant parce qu’il s’agit tout d’abord d’une création : découvrir un livret et une musique inédite est toujours passionnant ! Ensuite, le projet lui-même est très attachant. Cet univers créatif et facétieux nous offre des conditions idéales pour travailler : on rit beaucoup, une profonde énergie circule entre tous et donne lieu à de belles trouvailles sur le plan de l’interprétation. Tout ceci donne envie de s’impliquer pleinement.

 

Le fait de travailler sur un spectacle pour le jeune public convoque-t-il ta part d'enfance ?

Pour être tout à fait honnête, ma part d’enfance est généralement très facile à convoquer !

Il faut dire également que j’ai une profonde attirance pour les projets qui, comme Robert le Cochon et les kidnappeurs, sont insolites et décalés. Et cette scénographie (le plateau étant transformé en grand dépotoir) qui contraste fortement avec le décor solennel de la salle de l’Opéra Comique, c’est vraiment rafraîchissant !

 

Quelle scène préfères-tu dans cet opéra ?

C’est difficile à dire car à l’heure où je vous parle, les répétitions sur le plateau -et donc dans le véritable espace scénique- viennent tout juste de commencer. Or, c’est à partir de là que l’œuvre et sa mise en scène prennent toute leur dimension et trouvent leur forme définitive. Je peux toutefois dire que les scènes de bagarre sont particulièrement prometteuses ! Mais cet opéra propose aussi des pages réellement émouvantes, je pense par exemple au solo des larmes de Nouille que je trouve très touchant.