Inspiré du conte Le Cœur froid de Wilhelm Hauff, l’opéra suit Peter, en proie à un mal-être que Clara ne parvient pas à apaiser. Né un dimanche et porteur d’un signe, il ignore qu’il a été promis dès sa naissance à un rituel auquel sa mère participe, sous l’influence de deux puissances occultes : Azaël et la déesse Anubis.
Inspiré du conte Le Cœur froid de Wilhelm Hauff, l’opéra suit Peter, en proie à un mal-être que Clara ne parvient pas à apaiser. Né un dimanche et porteur d’un signe, il ignore qu’il a été promis dès sa naissance à un rituel auquel sa mère participe, sous l’influence de deux puissances occultes : Azaël et la déesse Anubis.
Le livret est signé Daniel Arkadij Gerzenberg, en dialogue étroit avec la partition de Matthias Pintscher.
Le vêtement sacré
Les costumes accompagnent un récit fait de passages entre le village, la forêt et le rituel. Un basculement se concentre autour du “vêtement sacré” reçu par la mère : Azaël lui remet le vêtement d’Anubis. À cet endroit, l’habit devient un repère visible de la transformation en cours.
Deux langues, une partition
Conçu en douze scènes avec quatre interludes orchestraux, Nuit sans aube existe d’emblée en deux versions, allemande et française : les textes diffèrent légèrement pour tenir compte des prosodies, avec une partition quasi inchangée.
Les croquis ci-dessous donnent à voir ces figures et ces passages : silhouettes “du village”, personnages du rituel, et présences liées à la forêt.
Qui sont les personnages ?
Peter
Silhouette d’un personnage “élu” (né un dimanche, porteur d’un signe) dont le parcours va du rêve à l’accomplissement du rituel.
Clara
Figure de l’attachement et de la tentative de dialogue : elle se heurte à ce que Peter ne peut ou ne veut pas dire, jusqu’à la rupture.
La Mère / Anubis
La mère agit au sein d’une tradition qu’elle pense devoir suivre ; Anubis exige le cœur de Peter et annonce son remplacement par une pierre. Le costume sert ici de relais entre les figures.
Azaël, la Vieille femme, l’Enfant
Personnages qui installent le cadre du rituel et du récit : la vieille femme introduit le rite, Azaël entraîne la mère et Peter vers l’échange du cœur.
Entre les tableaux : les “musiques de la forêt”
Quatre interludes (Waldmusik) structurent la progression et organisent les transitions d’un tableau à l’autre.
Dans les croquis, cette logique se lit aussi dans la circulation des silhouettes : personnages “du village”, figures du rituel, et présences liées à la forêt se répondent, comme si le récit passait d’un espace à un autre sans changer brusquement de monde.
Figures et métamorphoses
Les costumes accompagnent un récit de déplacements d’identité :
- Peter, “élu” (né un dimanche, porteur d’un signe), traverse l’opéra jusqu’à l’échange du cœur
- Clara tente d’ouvrir un dialogue, puis rompt lorsque Peter refuse de répondre
- La Mère se tient au centre d’un basculement : promesse faite à Azaël, vêtement d’Anubis, puis prise de conscience et refus
Opéra en douze tableaux | Traduction française de Catherine Fourcassié | Création mondiale le 11 janvier 2026 au Staatsoper de Berlin sous le titre original Das kalte Herz | Création française
Avec
Composition et direction musicale, Matthias Pintscher • Mise en scène, James Darrah Black • Avec Evan Hughes, Marie-Adeline Henry, Katarina Bradić, Catherine Trottmann, Julie Robard-Gendre, Hélène Alexandridis, Pablo Coupry Kamara et Elias Passard de la Maîtrise Populaire de l’Opéra-Comique • Orchestre Philharmonique de Radio France
Durée : 1h40 sans entracte | Spectacle en français, surtitré français & anglais
Âge recommandé : 14 ans et + (présence de scènes de violence)
Bon plan -35 ans : le vendredi 13 mars : tarif unique 20 €
Accessibilité : Séance Relax le dimanche 15 mars à 15h