Orchestre Philharmonique de Radio France

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Le Philhar

Depuis sa création en 1937, l’Orchestre Philharmonique de Radio France s’affirme comme une formation singulière par l’éclectisme de son répertoire, l’importance qu’il accorde à la création, la forme originale de ses concerts, les artistes qu’il convie et son projet artistique, éducatif et citoyen. Depuis septembre 2025, le chef néerlandais Jaap van Zweden est directeur musical désigné de l’orchestre. M. Franck, M.-W. Chung, M. Janowski et G. Amy l’ont précédé. L’orchestre a également été dirigé par A. Copland, G. Dudamel, P. Boulez, J. E. Gardiner, L. Shani, M. Gražinytė-Tyla, D. Harding, S.-M. Rouvali, M. Alsop ou encore B. Hannigan. Il se produit à Paris à l’Auditorium de Radio France et à la Philharmonie, et en tournée à la Philharmonie de Berlin, au Konzerthaus et Musikverein de Vienne, à l’Elbphilharmonie, au NCPA à Pékin, au Festival de Lucerne ou encore au Suntory Hall. Parmi les parutions discographiques les plus récentes chez le label Alpha, figurent la Suite sur des poèmes de Michel-Ange avec M. Goerne, la 14e Symphonie de Chostakovitch avec A. Grigorian et M. Goerne, les Quatre derniers Lieder de R. Strauss avec A. Grigorian. Les concerts du Philhar sont diffusés sur France Musique et nombre d’entre eux sont disponibles en vidéo sur le site de radiofrance.fr/francemusique et sur ARTE. Avec France Télévisions et France Inter, le Philhar poursuit la série des Clefs de l'orchestre de Jean-François Zygel. Aux côtés de Radio France, l’orchestre développe des projets originaux qui contribuent aux croisements des esthétiques et des genres (concerts-fiction sur France Culture, Hip Hop Symphonique et plus récemment Pop Symphonique sur France Inter, Classique & Mix avec Fip ou les podcasts OLI en concert sur France Inter, Les Contes de la Maison ronde, Octave et Mélo sur France Musique…). Conscient du rôle social et culturel de l’orchestre, le Philhar réinvente chaque saison ses projets en direction des nouveaux publics avec notamment des dispositifs de création en milieu scolaire, des ateliers, des formes nouvelles de concerts, des interventions à l’hôpital, en milieu carcéral et un partenariat avec Orchestre à l’école. Depuis 2007, l’orchestre apporte son soutien à l’UNICEF.

Violons 1 - Hélène Collerette, Cécile Agator, Emmanuel André, Florent Brannens, Amandine Ley, Virginie Michel, Clémentine Bousquet*, Juliette Leroux*
Violons 2 - Pascal Oddon, Juan Fermin Ciriaco, Guy Comentale, Isabelle Souvignet, Alice Bourlier*, Chantal Dury*
Altos - Nicolas Garrigues, Julien Dabonneville, Benoît Marin, Sacha Pietri*, Emma Girbal*
Violoncelles - Nadine Pierre, Adrien Bellom, Marion Gailland, Kioumarz Kian*, Maria Andrea Mendoza*
Contrebasses - Yann Dubost, Wei-Yu Chang, Charles Thuillier*
Flûtes - Mathilde Calderini, Federico Altare*, Marie Laforge*
Hautbois - Hélène Devilleneuve, Stéphane Suchanek
Clarinettes - Nicolas Baldeyrou, Lilian Harismendy, Hugo Clédat*
Bassons - Jean-François Duquesnoy, Hugues Anselmo
Cors - Antoine Dreyfuss, Stéphane Bridoux, Sylvain Delcroix, Bruno Fayolle
Trompettes - Noé Nillni*, Jean-Pierre Odasso, Andréa Jaeger*
Trombones - Nestor Welmane, Aymeric Fournès, Clément Maire*
Tuba - Nicolas Hohmann*
Percussions - Jean-Baptiste Leclere, Gabriel Benlolo, Chung-En Chen*, Hervé Trovel*, Thibaut Weber*
Harpe - Letizia Lazzerini*
Claviers - Reiko Hozu*

Saison 2025-2026

Quand on pense aux années 1900-1925, on pense à la Belle Epoque, à ce monde d’hier qui disparaît avec la Première Guerre mondiale, ainsi qu’aux Années folles qui lui succèdent. Cette période est marquée par l’impressionnisme de Claude Debussy (La Mer, Ibéria), par les Ballets russes de Diaghilev (L’Oiseau de feu, Petrouchka, Le Sacre du printemps d’Igor Stravinsky), ou par l’espièglerie de Ravel (La Valse, L’enfant et les sortilèges, Alborada del gracioso, Tzigane, ou L’Heure espagnole). On passe du post-romantisme au modernisme comme en témoignent la 5e Symphonie de Mahler, la Symphonie de chambre de Franz Schreker, ou l’expressionisme de Béla Bartók dans Le Mandarin merveilleux. Symbole de modernité, la locomotive Pacific 231 inspire à Arthur Honegger une œuvre orchestrale. 

Cette saison propose de mettre en regard ces chefs d’œuvre du premier quart du XXe siècle avec des compositions créées durant les années 2000-2025. Ainsi les couleurs de l’orchestre seront sublimées par Color de Marc-André Dalbavie. Unsuk Chin se rappellera de certaines œuvres du répertoire symphonique avec son Frontispiece. Pascal Dusapin nous fera revivre sa pièce Uncut, où rien n’est limité. Le Concerto pour trompette «HUSH», ultime opus de Kaija Saariaho sera interprété par le chef Sakari Oramo et la trompettiste Verneri Pohjola. Thomas Adès dirigera son In Seven Days, et Aquifer, qui rappelle la forme de certaines œuvres du premier quart du XXe siècle. Et si les œuvres d’aujourd’hui étaient les chefs d’œuvre de demain ? Parmi les compositeurs et compositrices de la jeune génération, on entendra des œuvres d’Anahita Abbasi, Bára Gísladóttir, Mikel Urquiza, Héloïse Werner, ou Sauli Zinovjev. 

La création musicale est un des fers de lance de Jaap van Zweden, directeur musical désigné du Philhar. Ainsi, il dirigera la création française de B-day de Betsy Jolas, qui fête ses 100 ans, et d’Arising dances de Thierry Escaich. Deux tournées avec lui sont prévues : la première en Europe avec Alice Sara Ott dans le Concerto en sol de Ravel, et la seconde en Asie avec la 7e Symphonie de Bruckner et La Mer de Debussy, et les pianistes Mao Fujita et Alexandre Kantorow. 

Ancré dans son temps, le Philhar propose d’entendre un cycle d’œuvres de compositeurs interprétées par eux-mêmes. Jörg Widmann dirigera son ouverture Con brio et sa sœur Carolin Widmann jouera ses Etudes pour violon n° 2 et n° 3. Les créations de Thomas Adès s’inscrivent dans ce cadre, tout comme Transir avec le flûtiste Emmanuel Pahud (artiste en résidence à Radio France) et Nuit sans Aube de et avec au pupitre Matthias Pintscher. 

Les œuvres pour orchestre et voix sont à l’honneur dont deux Requiem : celui de Mozart par le fidèle Leonardo García-Alarcón, et celui de Britten avec la soprano Elena Stikhina sous la direction de Mirga Gražinytė-Tyla. 

Le Philhar a retrouvé également Mirga GražinytėTyla aux festivals de Lucerne, Grafenegg et Musikfest Berlin, et en novembre dans quatre programmes réunissant Mieczysław Weinberg et Dmitri Chostakovitch (dont on célèbre les 50 ans de la disparition). 

Autre anniversaire : le centenaire de Luciano Berio avec sa Sinfonia (Festival d’Automne 2025), Laborintus II et l’intégrale de ses Sequenze. Le Philhar retrouve cette saison des chefs avec qui il a noué une relation privilégiée : Alain Altinoglu, Myung-Whun Chung (Directeur musical honoraire), Marzena Diakun, Maxim Emelyanychev, John Eliot Gardiner, Alan Gilbert, Daniel Harding, Pablo Heras-Casado, Santtu-Matias Rouvali, Tugan Sokhiev, Simone Young, et accueille pour la première fois Pierre Bleuse, Marie Jacquot, Riccardo Minasi et Robin Ticciati. 

Côté piano, Evgeni Kissin a interprèté le Concerto pour piano de Scriabine. Nous pourrons également entendre Yefim Bronfman, et Marie-Ange Nguci (artiste en résidence à Radio France). Les cordes ne sont pas en reste avec Nicolas Altstaedt, Kian Soltani, Leonidas Kavakos, et Frank Peter Zimmermann, artiste en résidence à Radio France. 

Autre temps fort de la saison : le cinéma avec la musique de John Williams et l’annuelle soirée Prix des auditeurs France Musique-Sacem de la musique de film consacrée à Francis Lai (Un homme et une femme, Love Story).