Schuberts Winterreise

Une interprétation composée par Hans Zender

Salle Favart

du 23
au 24 Novembre 2017

Dates

23 Novembre 2017 20h00

24 Novembre 2017 20h00

Toutes les dates

Renseignements

0 825 01 01 23 (0,15 € la minute)

Prix

60, 50, 40, 30, 25, 20, 12, 6 €

Réserver

15 Novembre2017

Extraits de Schuberts Winterreise

« Avec le Winterreise, nous voulons illustrer un état d’évasion de la réalité. nous voyons un homme qui a subi une perte qu’il n’arrive pas à surmonter. Il est esseulé. Il cherche refuge dans l’imagination et l’illusion » - Hans Zender La musique de Schubert s’invite à l’Opéra Comique les 23 et 24 novembre avec cette interprétation moderne du « Voyage d’hiver », composée par Hans Zender sur une mise en scène de Jasmina Hadziahmetovic.  Découvrez sans plus tarder les premiers extraits !  Schuberts Winterreise, les 23 et 24 novembre à 20h salle Favart Une interprétation composée par Hans Zender Direction musicale, Thierry Fischer Ténor, Julian PrégardienEnsemble intercontemporain  Pour réserver et en savoir plus  

10 Novembre2017

Le concept de Schuberts Winterreise

Le Winterreise («Voyage d’hiver»), un cycle de lieder qui donnent le frisson, tel que défini à l’époque par Schubert, débute en fait par une fin: Gute Nacht («Bonne nuit»). Les premiers mots chantés nous révèlent tout sur la relation du voyageur...

03 Novembre2017

«  Tout le Winterreise («Voyage d’hiver») se transforme en un voyage dans le temps, un voyage qui définit la distance qui nous sépare aujourd’hui de Schubert. » HANS ZENDER

«  ... je vous chanterai un cycle de lieder qui vous donneront le frisson. J’ai hâte de savoir ce que vous en direz. Ils m’ont affecté plus qu’aucun autre lied. » FRANZ SCHUBERT

Le compositeur Hans Zender propose une version moderne du chef-d’œuvre de Schubert, à la fois ressourcé, mis en perspective et amplifié. Il nous invite à redécouvrir, sous la forme d’un voyage dans le temps, l’espace et l’interprétation, les textes de Wilhelm Müller – « à faire frémir» disait Schubert – et la partition du compositeur viennois. Musiciens, décors et vidéos participent autour de Julian Prégardien à une même performance destinée à offrir au spectateur une expérience émotionnelle, celle d’une immersion dans le Voyage d’hiver.

Durée estimée : 1h30, sans entracte

Découvrez sans plus tarder les premiers extraits !

Direction musicale Thierry Fischer

Mise en scène Jasmina Hadziahmetovic

Décors Hella Prokoph

Vidéo Frieder Aurin

Collaboration à la mise en scène Wenzel U. Vöcks

Soliste Julian Prégardien

Orchestre Ensemble Intercontemporain

Sophie Cherrier, Emmanuelle Ophèle flûtes

Didier Pateau, Philippe Grauvogel hautbois

Martin Adámek, Alain Billard clarinettes

Loïc Chevandier *, Paul Riveaux bassons

Jens McManama cor

Jean Bollinger * trompette

Robinson Khoury * trombone

Gilles Durot, Samuel Favre, Jean-Baptiste Bonnard*, Othman Louati * percussions

Eva Debonne * harpe

Jean-Marc Zvellenreuther * guitare

Anthony Millet * accordéon

Hae-Sun Kang, Diégo Tosi violons

Odile Auboin, John Stulz altos

Pierre Straucg violoncelle

Nicolas Crosse contrebasse

Production Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

Coproduction Opéra Comique

* musiciens supplémentaires

Hans Zender à propos de son « interprétation composée »

« Winterreise est une icône de notre tradition musicale, c’est un des grands chefs-d’oeuvre européens. Est-ce réellement lui rendre justice que de l’exécuter exclusivement de la façon la plus conventionnelle qui soit, avec deux hommes en frac et un Steinway sur une immense scène?

Du point de vue stylistique, les œuvres  tardives de Schubert renferment des germes, dont l’éclosion n’apparaît que plusieurs décennies plus tard chez Bruckner, Wolf et Mahler; et certains endroits du Winterreise semblent même déjà aviser l’expressionnisme de notre siècle... Ce sont entre autres ces perspectives de Schubert que j’essaie de mettre en exergue dans ma reconstruction, tout comme l’enracinement de son œuvre dans le folklore.

[…] Le début du lied Gute Nacht («Bonne nuit») «Fremd bin ich eingezogen» («En étranger je suis venu») est une composition aux sons parfaitement contemporains. De ce début se dégage alors le premier motif de Schubert, orchestré tel un de ses quatuors à cordes. Dix mesures plus loin, il nous semble percevoir une légère nuance de Brahms, plus loin encore une touche de postromantisme. Et voilà que subitement, nous nous trouvons transposés au début du 20e siècle, pour aboutir en fin de compte dans le présent avec des sons quasiment disco. Tout le Winterreise («Voyage d’hiver») se transforme en un voyage dans le temps, un voyage qui définit la distance qui nous sépare aujourd’hui de Schubert.

« Ma «lecture» du Winterreise («Voyage d’hiver») ne prétend pas créer une nouvelle interprétation expressive, mais se sert de manière systématique des libertés que les interprètes ont pour habitude de s’accorder de façon intuitive, telles qu’extension respectivement contraction du temps, transposition dans d’autres tonalités, dégagement des nuances de couleur caractéristiques. S’y ajoutent les différentes possibilités de «lire» la musique: sauter dans le texte, répéter certaines lignes à plusieurs reprises, interrompre la continuité, comparer différents modes de lecture d’une même partie. Une autre possibilité extrême, dont je me suis servi dans mon interprétation, est le déplacement des sons dans l’espace. C’est ici au plus tard qu’il devient évident que tous les artifices formels décrits ont également un côté poétique et symbolique. Les musiciens eux-mêmes sont invités à voyager, les sons «voyagent» à travers, voire au-delà de l’espace.

Crédit photo © Bohumil Kostohryz

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