Anna Caterina Antonacci

Anna Caterina Antonacci

Récital

AIRS ET MÉLODIES de Hahn, Fauré, Saint Saëns, Bachelet, Tosti, Cimara, Toscanini, Respighi, Tirendelli et Zandonai

Anna Caterina Antonacci dresse un panorama musical de la mélodie et du lied au tournant des XIXe et XXe siècles. En cette Belle Époque de la culture européenne, les musiciens revivifient leur inspiration dans la poésie de leur temps et y inventent l’expression de la sensibilité contemporaine.

Anna Caterina Antonacci, mezzo-soprano
Donald Sulzen, piano

Programme

Gabriel Fauré
Mandoline, En sourdine, Green, À Clymène, C’est l’extase (Paul Verlaine, Cinq mélodies de Venise)

Reynaldo Hahn
Tyndaris et Phyllis (Leconte de Lisle, Études latines)
Fumée (Jean Moréas)
L’Énamourée et Le Printemps (Théodore de Banville)

Alfred Bachelet
Chère nuit (Eugène Adenis)

Paolo Tosti
My Memories (Clifton Bingham)
Love Me! (Githa Sowerby)
Summer (Malcolm Salaman)
Once more (Githa Sowerby)
Love’s way (Ethel Clifford)

Pieradolfo Tirindelli
Amor, Amor! (Ada Negri)

Pietro Cimara
Scherzo (Carlo Zangarini)

Arturo Toscanini
Nevrosi (Pagliara)

Ottorino Respighi
3 canti all’antica (Giovanni Boccaccio) :
L’udir talvolta, Ma come potrei, Ballata
Pioggia
(Vittoria Aganoor Pompilj)
Nebbie (Ada Negri)

Riccardo Zandonai
«Paolo, date mi pace!» (Tito Ricordi, Francesca da Rimini)

Durée du concert : 1h40 sans entracte

Présentation

Par la variété de sa production, Gabriel Fauré (1845-1924) est le maître de la mélodie française, la haussant dans ses cycles au niveau des grands genres. Les Cinq Mélodies de Venise furent écrites dans la capitale des doges en 1891 chez la princesse de Polignac, grande mécène, sur des poèmes de Verlaine tirés des Fêtes galantes et des Ariettes oubliées.

Entre ses débuts à l’Opéra Comique avec L’Ile du rêve (1898) et la direction de l’Opéra en 1945, Reynaldo Hahn (1875-1947), compositeur favori des écrivains, développa une opérette raffinée et « la peinture sentimentale » de ses mélodies. Les titres du programme furent composés vers 1900 (les Études latines à Rome), sur des textes parnassiens sauf le symboliste Fumée.

Chef d’orchestre à l’Opéra puis directeur du Conservatoire de Nancy, successeur de Messager à l’Institut, compositeur d’opéras dont Quand la cloche sonnera (Opéra Comique, 1914), Alfred Bachelet (1864-1944) écrivit Chère nuit pour la diva Nelly Melba, soprano d’origine australienne à la carrière internationale qui sut aussi inspirer… les cuisiniers !

 

Musicien italien très actif à la cour de Grande-Bretagne de 1880 à 1912, ce dont témoignent les mélodies anglaises du programme, Paolo Tosti (1846-1915) fut un compositeur majeur de romances, complice de d’Annunzio, volontiers inspiré par le folklore italien et très admiré par ses contemporains (Verdi, Puccini).

Le violoniste Pier Adolfo Tirindelli (1858-1937) dirigea le Conservatoire de Venise puis fit une carrière pédagogique au Conservatoire de Cincinnati (USA). Son catalogue de compositeur compte deux opéras créés à la fin du XIXe siècle et surtout de nombreuses romances de salon.

Pianiste et chef d’orchestre à la carrière essentiellement américaine (Metropolitan Opera de New York), Pietro Cimara (1887-1967) est l’un de ces compositeurs italiens portés vers la romance raffinée et veillant à la qualité des textes comme au raffinement de la mélodie et de l’accompagnement.

Vite absorbé par sa carrière d’interprète, Arturo Toscanini (1867-1957) a composé dans sa jeunesse quelques romances dont cette Nevrosi créée au Conservatoire de Parme en 1884, juste avant son départ pour le Brésil et ses débuts éclatants de chef d’orchestre.

Le violoniste Ottorino Respighi (1879-1936) fut à la fois chef d’orchestre, compositeur, pédagogue et promoteur de la musique ancienne italienne – d’où l’inspiration des Canti all’antica. Ses mélodies sont cruciales pour l’évolution du genre en Italie, détaché du lyrisme de l’opéra et plus exigeant que celui de la romance, en particulier dans l’accompagnement.

Chef d’orchestre, directeur du Conservatoire de Pesaro, Riccardo Zandonai (1883-1944) composa des poèmes symphoniques et onze opéras dont Francesca da Rimini d’après Dante, créé à Turin en 1914. Cette héroïne aux sentiments bafoués, épousant un frère tout en aimant l’autre, avait déjà inspiré Tchaïkovski (1877), Ambroise Thomas (1882) et Rachmaninov (1906).

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu

Salle Favart

Tarif

48, 40, 29, 21, 12, 6 €

Renseignements

0 825 01 01 23 (0,15 € la minute)

Réserver     fb     tw