Songs and catches

Songs and catches

Airs et canons profanes de Purcell

Le trait principal du génie de Purcell est l’expressivité de son écriture musicale. Par là même, il magnifie le chant britannique et fait de l’anglais une langue éminemment musicale.

Claire Debono, soprano
Cyril Auvity, ténor aigu
Paul Agnew, ténor
Lisandro Abadie, basse

Christophe Robert, violon
Bernadette Charbonnier, violon
Samantha Montgomery, alto
Jonathan Rubin, théorbe
Atsushi Sakai, viole de gambe
Benoît Hartoin, clavecin

Paul Agnew, direction
Les Arts Florissants

Présentation

Lorsque la monarchie des Stuart est restaurée dans l’Angleterre de 1660, les théâtres fermés pendant la dictature puritaine de Cromwell rouvrent leurs portes et le royaume, malgré les troubles qui perdurent, renoue avec toutes les formes de la musique profane. Cela se joue à la fois dans les théâtres, où triomphent le masque et le semi-opéra, et dans la pratique amateur. Les Anglais développent un goût prononcé pour la pratique musicale, en particulier dans les villes qui sont alors en pleine expansion. Dans les jardins, dans les salons, dans les tavernes de Londres s’établissent des concerts réguliers et des sociétés chantantes, tandis que l’imprimerie musicale développe des collections pratiques et bon marché permettant à tout bourgeois de chanter chez lui, de toucher de l’épinette ou de la viole. La musique profane devient un véritable marché et acquiert autonomie et prestige à côté du riche répertoire sacré.
De son vivant, Henry Purcell assiste à un renouveau de la chanson anglaise, qui a déjà connu un âge d’or durant la période élisabéthaine. Isolés de l’Europe catholique pendant une partie du XVIIe siècle, les musiciens anglais ont pris leurs distances avec l’influence italienne, à laquelle ils doivent l’introduction du madrigal et de l’air au siècle précédent. Les formes vocales se sont adaptées aux couleurs de la langue anglaise, elles ont adopté l’expressivité qui s’impose dans l’art baroque. Certaines se sont diversifiées au contact des rythmes de danse, d’autres en fonction des conditions de leur exécution. Ainsi, les catches sont des chansons en canon liées à la sociabilité des tavernes, et leur humour repose sur l’alliance d’un texte volontiers grivois avec la virtuosité de l’interprétation. Le vaste répertoire qui découle de cette effervescence musicale dans la société met en lumière la principale caractéristique de la musique profane anglaise : la convivialité.

Programme

Music for a while
Overture, The Virtuous Wife*
Song Tune, The Virtuous Wife*
Ah how sweet it is to love, Tyrannic Love*
Sing one two three, Catch
I gave her cakes & I gave, Catch
Hornpipe, The Virtuous Wife*
I attempt from love’s sickness, The Indian Queen
If music be the food of love, A Single Song
When first I saw Aurelia’s eyes, Dioclesian
Let each gallant heart, A single song
Slow Aire, The Virtuous Wife
In some kind dream (or I spy Celia), Two part song
Dance, Dioclesian*
All our days and our nights, Dioclesian

Aire (IV), Distressed Innocence*
Rondeau, Distressed Innocence*
Tis women makes us love, Catch
Baccus is a pow’r divine, A single song
Come let us drink, Catch
Prelude for unaccompanied violin, Instrumental music*
Of all the instruments, Catch
Hornpipe, Distressed Innocence*
Slow Aire, Distressed Innocence*
O lead me to some peaceful gloom, Bonduca
Overture, Distressed Innocence*
I loved fair Celia, A Single Song
They say you’re angry, The Rich Rival
The cares of Lovers, Timon of Athens
Oh the sweet delights of love, Dioclesian
While you for me alone had charms, Two part song
Aire (II), Distressed Innocence *
Come let us agree, Timon of Athens

* Pièces instrumentales

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu

Salle Favart

Tarif

48, 40, 29, 21, 12, 6 €

Renseignements

0 825 01 01 23 (0,15 € la minute)

Réserver     fb     tw

Le festival

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