Carmen

Carmen

Georges Bizet

OPÉRA-COMIQUE en quatre actes de Georges Bizet
Livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy d’après la nouvelle de Prosper Mérimée. Créé à l'Opéra Comique de Paris le 3 mars 1875

Direction musicale, Sir John Eliot Gardiner
Mise en scène, Adrian Noble

Avec Anna Caterina Antonacci, Andrew Richards, Anne-Catherine Gillet, Nicolas Cavallier, Virginie Pochon, Annie Gill / Louise Innes, Françis Dudziak, Vincent Ordonneau, Matthew Brook , Riccardo Novaro, Simon Davies, Lawrence Wallington

The Monteverdi Choir, Maîtrise des Hauts-de-Seine, Orchestre Révolutionnaire et Romantique

 

Présentation

Derrière la figure quasi-mythique de la femme affranchie, le spectacle brillant du tableau collectif et les vibrantes séductions d'une Espagne de rêve, l'ouvrage lyrique le plus représenté au monde doit retrouver son authenticité et sa fulgurance dans l’institution où il vit le jour en 1875. Restituer le mouvement singulier des cœurs et le difficile dialogue des êtres comme une tragédie humaine et charnelle, telle est l'ambition de Sir John Eliot Gardiner et du metteur en scène Adrian Noble.

Argument

Acte I
Vers 1820, la manufacture de tabac est la principale attraction de Séville. Sous la surveillance de l’armée, les badauds viennent observer les cigarières qui travaillent à la prospérité de la ville. Parmi elles se distingue Carmen, une séductrice qui choisit ses amants au gré de sa fantaisie. Les hommes qui s’empressent l’intéressent moins que Don José, un brigadier taciturne. Elle lui lance une fleur avant de rentrer à l’atelier. Impressionné, José reçoit la visite d’une jeune fille de son village qui lui apporte une lettre de sa mère. Ce souvenir le réconforte et il envisage sereinement son mariage avec Micaëla. La sortie désordonnée des cigarières interrompt sa lecture. Une rixe vient d’éclater. Le lieutenant Zuniga ordonne à José d’arrêter Carmen. Après s’être dérobée aux questions, elle tente d’amadouer José qui ne peut résister à sa séduction. Elle lui donne rendez-vous à la taverne de Lillas Pastia et il la laisse s’échapper.

Acte II
Un mois plus tard, Carmen et ses compagnes Frasquita et Mercédès dansent chez Lillas Pastia. Zuniga et d’autres officiers prolongeraient bien la soirée mais les femmes les congédient. La fermeture de la taverne est retardée par le passage du torero Escamillo et de son cortège. Le héros de l’arène remarque aussitôt Carmen, qui le repousse comme elle a repoussé Zuniga. Après leur départ, les femmes accueillent le Dancaïre et le Remendado, des contrebandiers. Carmen refuse de les suivre : elle attend José qui sort de la prison où son évasion l’a jeté. Elle commence à danser pour lui quand résonne l’appel de la caserne. Quoique dégradé, José est résolu à faire son devoir. Mais Zuniga fait irruption, à la recherche de Carmen. Les contrebandiers séparent les deux jaloux et José doit les suivre dans la clandestinité.

Acte III
La caravane des contrebandiers s’établit aux portes de Séville. En attendant de passer les marchandises, les femmes tirent les cartes. Lassée de José, Carmen lit dans les siennes sa fin tragique. Elle emmène ses compagnes amadouer les douaniers pendant que José, dévoré de jalousie, garde le camp. Non loin de là, Micaëla le recherche pour le ramener dans le droit chemin. Mais c’est le torero Escamillo que José arrête dans les rochers : il attend Carmen dont il est amoureux. Les deux hommes s’affrontent au couteau. Le retour de Carmen interrompt le combat et Escamillo invite la bande aux courses de Séville. Au moment de lever le camp, les contrebandiers découvrent Micaëla. Elle parvient à convaincre José de la suivre pour retrouver sa mère mourante.

Acte IV
À l’entrée des arènes de Séville, l’animation est à son comble quand arrive le défilé de la quadrille. Escamillo entre avec Carmen à son bras : le danger les menace tous deux, Escamillo dans l’arène, Carmen en la personne de José que la garde n’a pu arrêter chez sa mère et qui est venu rôder autour de la fête. Les deux anciens amants s’affrontent pendant la corrida. Repoussant supplications, promesses et menaces, Carmen jette à José la bague qu’il lui avait offerte. Il la tue puis se livre à la foule.

Distribution

Direction musicale, Sir John Eliot Gardiner
Mise en scène, Adrian Noble
Décors et costumes, Mark Thompson
Lumières, Jean Kalman
Collaboratrice aux mouvements, Sue Lefton
Assistant musical, Benjamin Bayl
Collaborateur artistique à la mise en scène, Elsa Rooke
Chef de chant, Nathalie Steinberg
Assistant costumes, Alain Blanchot
Assistante lumière, Nathalie Perrier
Maitre d’armes, François Rostain
Second chef de chant, Mathieu Pordoy

Carmen, Anna Caterina Antonacci
Don José, Andrew Richards
Micaëla, Anne-Catherine Gillet
Escamillo, Nicolas Cavallier
Frasquita, Virginie Pochon
Mercédès, Annie Gill / Louise Innes
Le Dancaïre, Françis Dudziak
Le Remendado, Vincent Ordonneau
Zuniga, Matthew Brook
Moralès, Riccardo Novaro
Lillas Pastia, Simon Davies
Un guide, Lawrence Wallington

The Monteverdi Choir
Maîtrise des Hauts-de-Seine
Orchestre Révolutionnaire et Romantique


Production, Opéra Comique
Coproduction, Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg
Partenaire associé, Festival Internacional de Musica y Danza de Granada (3,5 juillet 2009)

INFORMATIONS PRATIQUES

Le festival