Zampa ou la fiancée de marbre

Zampa ou la fiancée de marbre

Ferdinand Hérold

OPÉRA-COMIQUE en trois actes de Ferdinand Hérold
Livret de Mélesville
Créé à l’Opéra Comique le 3 mai 1831

Avec le soutien d'AGF

Direction musicale, William Christie / Jonathan Cohen*
Mise en scène, Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff
Décors et costumes, Macha Makeïeff
Lumières, Dominique Bruguière

Avec Richard Troxell, Bernard Richter, Patricia Petibon, Léonard Pezzino, Doris Lamprecht, Vincent Ordonneau

Les Arts Florissants

Présentation

Affranchi de la société et marqué par un destin d'exception, le bandit est la figure emblématique du théâtre romantique. Un séducteur sacrilège pour qui « la loi n'a jamais produit de grand homme » (Schiller) éveille de délicieux frissons tout en confortant la bonne conscience du public bourgeois. Dans l'économie du spectacle qui s'épanouit en Europe au cours du XIXe siècle, le châtiment d'« une âme de malheur faite avec des ténèbres » (Hugo) constitue le clou d'une représentation. Frère de don Juan, de Faust et du Hollandais volant, le pirate Zampa tente les jeunes filles les plus sages en frayant avec les puissances du Mal. L'atmosphère fantastique et les relents sulfureux qu'Hérold insinue à l'opéra-comique connaissent un succès triomphal, en France puis au-delà des frontières, où Zampa sera longtemps considéré comme l'un des chefs-d’œuvre du génie lyrique français.

Argument

Acte I
La prospérité de l’entreprise de Lopez, riche négociant de Cadix, repose sur les parts de son gendre qui vient de mourir. Lopez espère associer sa fille à ses affaires, ce qui est possible si elle accepte de rester veuve. Or Léonore est jeune et belle. Lopez interdit donc à Jacinte, la femme de chambre, d’agréer désormais les visites d’un certain Don Alonze, noble mais désargenté. La sœur d’Alonze, Isabelle, est la meilleure amie de Léonore. Jacinte l’accueille alors qu’elle a fui son vieux tuteur qui veut l’épouser de force. Dans la rue, elle a été aidée par Florival, un officier français à qui elle donne rendez-vous le soir même sous la fenêtre de Léonore. Florival se retire convaincu que la femme qu’il a secourue et qu’il aime se nomme Léonore. Celle-ci cache son amie Isabelle dans un cabinet car Alonze s’annonce. En bon Espagnol, Alonze est aussi jaloux de l’honneur de sa maîtresse que de celui de sa sœur. Il se convainc rapidement qu’un homme se dissimule dans le cabinet de Léonore et refuse de quitter les lieux à l’arrivée du père Lopez, furieux de l’intrusion. L’apparition d’Isabelle voilée stupéfie Alonze mais rassure Lopez qui croit qu’Alonze poursuit l’inconnue et non sa propre fille.

Acte II
Tandis qu’Isabelle s’est réfugiée dans le pavillon du jardin, Léonore décide de rompre avec Alonze, cet amant décidément trop jaloux. Elle accepte cependant une ultime entrevue d’explication, malgré la surveillance de Lopez. En bon négociant, celui-ci accueille Florival qui vient retirer de l’argent avec une lettre de change, et surtout faire connaissance avec celui qu’il prend pour le père de sa bien-aimée. Intimidé, le jeune officier se retire sans avoir rien osé avouer. Mais aussitôt Lopez couché, c’est Alonze qui survient pour obtenir le pardon de Léonore. Leur réconciliation est hélas troublée par la sérénade que Florival, à la recherche d’Isabelle qu’il n’a plus revue, vient chanter sous la fenêtre de Léonore.

Acte III
Cachée dans le pavillon du jardin de Léonore, Isabelle espère revoir Florival. Après sa sérénade, c’est là qu’il dirige ses pas et ils peuvent enfin s’avouer leurs sentiments réciproques. Mais Alonze survient, convaincu que le Français en veut à sa propre maîtresse. Surpris de trouver deux galants dans son jardin la nuit, Lopez apprend d’eux qu’ils courtisent chacun Léonore ! Les trois hommes se tournent vers le pavillon et somment Léonore de paraître. Première surprise : celle-ci arrive du côté opposé et confond la jalousie d’Alonze. Seconde surprise : c’est Isabelle qui sort du pavillon. L’amoureux Alonze ne peut qu’accepter les tendres sentiments de sa sœur pour l’officier. Et comme il a hérité d’un oncle et peut épouser Léonore sans dot, cette folle nuit se termine sur la perspective d’un double mariage.

Distribution

Direction musicale, William Christie / Jonathan Cohen*
Mise en scène, Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff
Décors et costumes, Macha Makeïeff
Lumières, Dominique Bruguière
Assistant musical, Jonathan Cohen
Assistant mise en scène, Pierre-Emmanuel Rousseau
Assistant décors, Christophe Barthès de Ruyter
Assistante costumes, Claudine Crauland
Assistant Lumières, François Thouret
Accessoires, Sylvie Châtillon
Maquillages et Coiffure, Laure Talazac

Zampa, Richard Troxell
Alphonse, Bernard Richter
Camille, Patricia Petibon
Daniel, Léonard Pezzino
Ritta, Doris Lamprecht
Dandolo, Vincent Ordonneau

Comédiens, Luc Tremblais, Hervé Lassïnce

Orchestre Les Arts Florissants

Production, Théâtre national de l’opéra-comique
Coproduction, Théâtre de Caen, 9 et 11 janvier 2009