L’étoile

L’étoile

Emmanuel Chabrier

OPÉRA-BOUFFE en trois actes d’Emmanuel Chabrier. Livret d’Eugène Leterrier et Albert Vanloo.
Créé aux Théâtre des Bouffes Parisiens en 1877.

Avec le soutien du Crédit Immobilier de France

Direction musicale, Sir John Eliot Gardiner
Mise en scène, Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps
Décors et costumes, Macha Makeïeff
Lumières, Dominique Bruguière

Avec Stéphanie d'Oustrac, Jean-Luc Viala, Anne-Catherine Gillet, Jean-Philippe Lafont, Christophe Gay, Blandine Staskiewicz, François Piolino

The Monteverdi Choir
L’Orchestre Révolutionnaire et Romantique

Présentation

OUF ! Il est un pays où ce mot n'exprime pas le soulagement d'une sérénité retrouvée mais, au contraire, la précarité, la solitude que procure une trop grande liberté. Désespérant de rompre l'éternel présent où le confine un astrologue des moins lucides, le roi Ouf fait régner la fantaisie la plus arbitraire dans sa capitale. Égaré dans ce pays de rêve et ballotté au gré des caprices royaux, le jeune colporteur Lazuli veut croire en l'avenir. Quel geste céleste inventera-t-il pour faire renaître l'espoir ?
Dans cette « perle fine de l'opérette française » (R. Hahn), on espionne, on chatouille, on empale, on trompe, on s'enivre et, bien sûr, on s'aime en musique. De Duparc à Stravinsky, des générations de musiciens ont admiré la délicate mélancolie et la virtuosité de ce chef-d’œuvre bouffe de Chabrier, le plus authentiquement comique des compositeurs français.

Argument

Acte I
La prospérité de l’entreprise de Lopez, riche négociant de Cadix, repose sur les parts de son gendre qui vient de mourir. Lopez espère associer sa fille à ses affaires, ce qui est possible si elle accepte de rester veuve. Or Léonore est jeune et belle. Lopez interdit donc à Jacinte, la femme de chambre, d’agréer désormais les visites d’un certain Don Alonze, noble mais désargenté. La sœur d’Alonze, Isabelle, est la meilleure amie de Léonore. Jacinte l’accueille alors qu’elle a fui son vieux tuteur qui veut l’épouser de force. Dans la rue, elle a été aidée par Florival, un officier français à qui elle donne rendez-vous le soir même sous la fenêtre de Léonore. Florival se retire convaincu que la femme qu’il a secourue et qu’il aime se nomme Léonore. Celle-ci cache son amie Isabelle dans un cabinet car Alonze s’annonce. En bon Espagnol, Alonze est aussi jaloux de l’honneur de sa maîtresse que de celui de sa sœur. Il se convainc rapidement qu’un homme se dissimule dans le cabinet de Léonore et refuse de quitter les lieux à l’arrivée du père Lopez, furieux de l’intrusion. L’apparition d’Isabelle voilée stupéfie Alonze mais rassure Lopez qui croit qu’Alonze poursuit l’inconnue et non sa propre fille.

Acte II
Tandis qu’Isabelle s’est réfugiée dans le pavillon du jardin, Léonore décide de rompre avec Alonze, cet amant décidément trop jaloux. Elle accepte cependant une ultime entrevue d’explication, malgré la surveillance de Lopez. En bon négociant, celui-ci accueille Florival qui vient retirer de l’argent avec une lettre de change, et surtout faire connaissance avec celui qu’il prend pour le père de sa bien-aimée. Intimidé, le jeune officier se retire sans avoir rien osé avouer. Mais aussitôt Lopez couché, c’est Alonze qui survient pour obtenir le pardon de Léonore. Leur réconciliation est hélas troublée par la sérénade que Florival, à la recherche d’Isabelle qu’il n’a plus revue, vient chanter sous la fenêtre de Léonore.

Acte III
Cachée dans le pavillon du jardin de Léonore, Isabelle espère revoir Florival. Après sa sérénade, c’est là qu’il dirige ses pas et ils peuvent enfin s’avouer leurs sentiments réciproques. Mais Alonze survient, convaincu que le Français en veut à sa propre maîtresse. Surpris de trouver deux galants dans son jardin la nuit, Lopez apprend d’eux qu’ils courtisent chacun Léonore ! Les trois hommes se tournent vers le pavillon et somment Léonore de paraître. Première surprise : celle-ci arrive du côté opposé et confond la jalousie d’Alonze. Seconde surprise : c’est Isabelle qui sort du pavillon. L’amoureux Alonze ne peut qu’accepter les tendres sentiments de sa sœur pour l’officier. Et comme il a hérité d’un oncle et peut épouser Léonore sans dot, cette folle nuit se termine sur la perspective d’un double mariage.

Distribution

Direction musicale, Sir John Eliot Gardiner
Mise en scène, Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps
Décors et costumes, Macha Makeïeff
Lumières, Dominique Bruguière
Assistant Lumières, Alain Paradis
Assistante musicale – Chef de chant, Nathalie Steinberg
Chef de Chant , Cécile Restier
Assistant mise en scène, Pierre-Emmanuel Rousseau
Mouvements chorégraphiés, Alice Crousset
Assistant décors, Christophe Barthès de Ruyter
Assistante costumes, Claudine Crauland
Accessoires, Sylvie Châtillon
Maquillage et coiffure, Laure Talazac
Chef atelier costumes, Antoine Saffray
Duel réglé par Marie-Clémence Perrot

Lazuli, Stéphanie d'Oustrac
Le Roi Ouf 1er, Jean-Luc Viala
La Princesse Laoula, Anne-Catherine Gillet
Siroco, Jean-Philippe Lafont
Hérisson, Christophe Gay
Aloès, Blandine Staskiewicz
Tapioca, François Piolino
Comédiens, Jean-Marc Bihour, Philippe Leygnac, Patrice Thibaud
Danseuses, Alice Crousset, Marie-José Buffon, Louise Deschamps, Elodie Tuquet Barbe, Bérengère Valour

The Monteverdi Choir
L’Orchestre Révolutionnaire et Romantique


Production, Théâtre national de l’opéra-comique
Coproduction, Théâtre de Nîmes (10 et 11 janvier 2008)

Les décors sont fabriqués dans les Ateliers de décors du Théâtre de Nîmes