Aurélien Bory

Aurélien Bory

Metteur en scène

Aurélien Bory est né à Colmar en 1972. Ses études de physiques à l’Université de Strasbourg l’amènent à travailler dans le domaine de l’acoustique architecturale. Il interrompt ce parcours scientifique en 1995 et intègre le studio de création au sein du Lido, Centre des arts du cirque, à Toulouse. Il rencontre au Théâtre Garonne Mladen Materic, auprès duquel il se forme, et intègre sa troupe, le Théâtre Tattoo.

En 2000, il fonde la Compagnie 111 à Toulouse. Il y développe un théâtre physique et hybride, mêlant théâtre, danse, cirque, musique et arts visuels. Animées par la question de l’espace, ses œuvres composites à l’esthétique singulière sont influencées par son intérêt pour les sciences et s’appuient fortement sur la scénographie. Tour à tour scénographe, metteur en scène, chorégraphe ou encore plasticien, il pense son œuvre dans le renouvellement de la forme.

Dès la « trilogie sur l’espace », composée de IJK (2000), Plan B (2003) et Plus ou moins l’infini (2005), projet fondateur marqué par la collaboration avec le new-yorkais Phil Soltanoff, le travail d’Aurélien Bory est largement diffusé sur la scène internationale. Parmi ses douze créations dont la plupart ont été présentées à Paris au Théâtre de La Ville, au 104, au Monfort et au Théâtre du Rond-Point, on peut citer ESPÆCE (2016) inspiré de la vie et de l’œuvre de l’écrivain Georges Perec (70ème édition du Festival d’Avignon) ou encore la trilogie des « portraits de femmes » —Questcequetudeviens? (2008) pour la danseuse flamenca Stéphanie Fuster, Plexus (2012) pour la danseuse contemporaine japonaise Kaori Ito et aSH (2018) pour la danseuse de kuchipudi Shantala Shivalingappa — programmée réunie en février prochain à La Scala-Paris.

La réflexion d’Aurélien Bory sur l’espace l’amène à imaginer des installations cinétiques, parmi lesquelles Sans Objet tirée de son spectacle du même nom pour un robot industriel (Nuit Blanche, Biennale Nemo Centquatre-Paris), Corps Noir, une installation-performance pour Stéphanie Fuster au musée Picasso à Paris, SPECTACULA dans le cadre du Voyage à Nantes au Théâtre Graslin à Nantes, et TROBO, prévue pour 2019 à la Cité des Sciences et de l’Industrie.

Orphée et Eurydice à l’Opéra Comique est sa deuxième mise en scène lyrique après Le Château de BarbeBleue de Béla Bartók et Il Prigioniero de Luigi Dallapiccola en 2015 au Capitole de Toulouse.

 

©Aglaé Bory