Zaïde ou le Chemin de lumière | Saison 2026-2027

Zaïde ou le chemin de lumière

D'après Wolfgang Amadeus Mozart

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Sur les ruines d'une prison, Persada cherche la vérité sur sa mère, « la femme qui chante », dont l'amour défia jadis le tyran Soliman.
Avec ce singspiel composé en 1780, le jeune Mozart fait entendre ses aspirations à la liberté et à la justice, prémices de L'Enlèvement au sérail. Raphaël Pichon et Pygmalion associent Zaïde à d'autres œuvres rares dans une fresque humaniste créée à Salzbourg en 2025.

Distribution

Conception musicale et scénique, direction musicale, Raphaël Pichon • Avec Sabine Devieilhe, Johannes Martin Kränzle, Xenia Puskarz Thomas, Hugo Brady, Matthew Swensen • Chœur et orchestre, Pygmalion

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Une jeune femme revient sur les ruines d’une ancienne prison. Elle s’appelle Persada et cherche la vérité sur l’histoire de sa mère, Zaïde, celle qu’on appelait jadis «la femme qui chante». Des silences du gardien des lieux, autrefois bourreau, remonte l’histoire de Zaïde et de Gomatz, leur amour dressé comme un dernier cri contre le tyran Soliman...

À son retour de Paris en 1780, le jeune Mozart retrouve à Salzbourg son emploi au service du prince-archevêque, mais rêve désormais d’être invité à Vienne par l’empereur. Il se lance alors dans l’écriture d’un singspiel (forme allemande de l’opéra-comique) pour exprimer ses aspirations à la liberté, à la justice et à l’amour. Situations et personnages annoncent le message humaniste de L’Enlèvement au sérail.

Pour l’édition 2025 du Festival de Salzbourg, Raphaël Pichon et Pygmalion ont associé Zaïde à d’autres œuvres aussi géniales que rarement jouées, pour créer une fresque humaniste. L’Opéra-Comique reprend ce spectacle dans de nouvelles dimensions, pour trois représentations exceptionnelles à la nuit tombante, dans le Hall Eiffel du lycée Carnot, dans le 17e arrondissement de Paris.

Extraits de Zaide, Davidde penitente, Thamos, König in Ägypten, et autres œuvres | Spectacle créé au Festival de Salzbourg le 17 août 2025

« Un être humain peut-il être heureux sans liberté ? »

« Pour toi, qui dominais la vie,
La mort n’était pas effrayante,
Et en vain il brandissait
Sa lance contre toi :
Car à travers le royaume de la douleur,
L’Espérance marchait à tes côtés,
Et son bouclier d’acier
Était suspendu au-dessus de ta tête.
»

À la Joie (extrait, trad. Sophie Kidd), poème de Johann Peter Uz (1720–1796), que Wolfgang Amadeus Mozart mit en musique à l’âge de douze ans

Note du dramaturge Eddy Garaudel

La préparation de Zaide en 1780 constitua un tournant décisif dans la carrière de Mozart. Ce Singspiel, composé spontanément pour la cour viennoise du « despote éclairé » Joseph II puis laissé inachevé, brille par les thèmes humanistes qu’il explore. Pour la première fois, Mozart bâtit une véritable caisse de résonance musicale et dramaturgique pour ce qu’il considérait comme juste et bon : la lutte contre la tyrannie, la puissance de l’amour véritable et, surtout, la quête inaliénable de liberté. Même si Zaide s’appuie au départ sur les clichés du récit de « sauvetage » et sur les turqueries rococo de l’époque, l’œuvre les dépasse par la profondeur psychologique avec laquelle Mozart dépeint ses personnages et par l’intensité musicale rare du drame.

Après le premier départ de Mozart de Salzbourg en 1777, de profonds bouleversements avaient marqué sa vie : sa rencontre décisive avec son nouvel ami Haydn, ses découvertes de Munich et de l’orchestre de Mannheim, son amour déçu pour Aloysia Weber, sa désillusion parisienne et la mort tragique de sa mère. Mozart revint à Salzbourg et au service du prince-archevêque Colloredo le cœur lourd. Pourtant, il revint aussi dans sa ville natale profondément transformé. Les grandes œuvres vocales qu’il composa dès lors portaient l’esprit des Lumières ainsi que les mouvements philosophiques et esthétiques qui agitaient l’Europe. Zaide fut le point de départ de cette nouvelle esthétique, qui refusait les concessions au goût galant pour explorer au contraire la vérité de l’âme humaine. Comment ne pas voir un lien direct entre l’émancipation progressive de Mozart de ses tutelles (quitter Colloredo, quitter Salzbourg, quitter son père) et son épanouissement dans les chefs-d’œuvre dramatiques et sacrés à venir : Idomeneo (1780–1781), Die Entführung aus dem Serail (1781–1782), la Great Mass in C minor (1782–1783), et bien d’autres encore.

Qu’est-ce qui nous transforme ? Qu’est-ce qui nous rend meilleurs ? Telles étaient les questions débattues en Europe à l’époque des Lumières. Mozart, qui allait bientôt être admis dans la loge maçonnique viennoise « Zur Wohltätigkeit », se les appropria en proposant une vision de l’humanité qui, sans jamais cesser d’être traversée par le doute, permet à l’amour et au pardon de triompher.

Dans Libertà! Mozart & l’Opéra (2019), Pygmalion et Raphaël Pichon exploraient le laboratoire musical et dramaturgique qui précéda les trois grands chefs-d’œuvre de la trilogie Mozart/Da Ponte. Avec cette nouvelle création pour le Salzburg Festival, qui plonge dans les rarement interprétés Zaide et Davide penitente (fondé sur la Grande Messe en ut mineur), ainsi que dans d’autres joyaux de Mozart, ils composent une fresque humaniste où l’individuel et le collectif se répondent ; où le combat entre lumière et ombre se rejoue à chaque instant.

Eddy Garaudel
dramaturge du spectacle

Équipe artistique

Conception musicale et scénique, direction musicale
Raphaël Pichon
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Dialogues
Wajdi Mouawad
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Dramaturge
Eddy Garaudel
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Lumières
Bertrand Couderc
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Chorégraphe
Evelin Facchini
Directeur des études musicales
Yoan Héreau
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Distribution

Zaïde
Sabine Devieilhe
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Allazim
Johannes Martin Kränzle
Persada
Xenia Puskarz Thomas
Gomatz
Hugo Brady
Soliman
Matthew Swensen
Danseuse
Ambre Duband
Danseur
Gennaro Andrea Lauro
Choeur et orchestre
Ensemble Pygmalion

Co-production

Co-production
Opéra-Comique
Co-production
Ensemble Pygmalion

En partenariat avec

Lycée Carnot
Lycée Carnot
Région Île-de-France
Logo région Ile de France

Où se déroule le spectacle ?

Saison hors les murs : Zaïde ou le Chemin de lumière est accueillie au Lycée Carnot, Hall Eiffel, 145, boulevard Malesherbes 75017 Paris. Métros : Wagram ou Malesherbes (ligne 3). Voir le plan d'accès sur cette page.

À quelle heure commence le spectacle ?

Les représentations commencent à 21h les 9, 11 et 12 septembre 2026. Les portes ouvrent 45 minutes avant le début du spectacle.

Quelle est la durée du spectacle ?

Le spectacle dure 1h40, sans entracte.

Dans quelle langue est chanté le spectacle ?

Zaïde ou le Chemin de lumière est interprété en allemand et en italien, avec des surtitres en français et en anglais.

Y a-t-il une introduction au spectacle ?

Oui, une introduction est proposée par Agnès Terrier, dramaturge de l'Opéra-Comique, avant chaque représentation.

Peut-on arriver en retard ?

Par respect pour les artistes et le public, les retardataires ne peuvent être placés qu'à un moment approprié de la représentation.