La guerre des théâtres - jeune public

La guerre des théâtres - jeune public

Spectacle musical avec marionnettes

A partir de 8 ans

Version jeune public de La guerre des théâtres du 8 avril à 20h

Pour s’imposer entre les scènes officielles qu’étaient l’Opéra et la Comédie-Française, l’Opéra Comique du siècle des Lumières développa des prodiges d’ingéniosité. Au cœur des grandes foires parisiennes, sa troupe faisait les délices d’un très large public en puisant tour à tour dans les procédés du vaudeville, du monologue, de la pantomime, des écriteaux…

Jean-Philippe Desrousseaux, conception, mise en scène et marionnettes

Avec Bruno Coulon, Sandrine Buendia, Jean-François Novelli, Arnaud Marzorati

La clique des Lunaisiens

Distribution

A partir de l’un des succès de Louis Fuzelier, La Matrone d’Éphèse – ou comment l’amour ramène à la vie une jeune veuve éplorée -, chanteurs, marionnettistes et musiciens font revivre ces tribulations théâtrales. Obstiné et quelque peu impertinent, l’Opéra Comique inaugurait ainsi trois siècles de création lyrique.

Jean-Philippe Desrousseaux, conception, mise en scène et marionnettes
Petr Řezač, sculpture des marionnettes
Katia Řezačová, peinture et costumes des marionnettes
François-Xavier Guinnepain, lumières
Françoise Rubellin, conseiller théâtral

Bruno Coulon, Arlequin
Sandrine Buendia, soprano
Jean-François Novelli, ténor
Arnaud Marzorati, baryton et direction artistique

La clique des Lunaisiens

Production, Les Lunaisiens
Coproduction, Opéra Comique, Centre de musique baroque de Versailles

Entretien

La Guerres des théâtres, qu’est ce que ça raconte ?
La Guerre des théâtres raconte les débuts de l’opéra-comique, c'est à dire la naissance du genre, et plus précisément tous les déboires qu’ont dû essuyer les comédiens forains pour avoir le droit de présenter leurs spectacles. Nous sommes donc en pleine représentation, quand les forains sont soudainement interrompus, par l’Opéra et la Comédie-Française. À maintes reprises, on leur impose des interdictions, mais chacune sera déjouée grâce à l'ingéniosité et l'inventivité des artistes.

Quelles ont été les différentes étapes de votre travail ?
Il s'agissait avant tout de se documenter sur le théâtre de foire autour de 1714. L'autre question était celle du traitement : comment raconter cela sans rester exclusivement dans des aspects historiques et didactiques ? Nous avons choisi pour y répondre d'utiliser une véritable pièce en toile de fond : La Matrone d’Éphèse de Louis Fuzelier. L'histoire est celle d'une veuve désemparée qui souhaite être enterrée avec son mari, avant qu'elle ne retrouve finalement l'amour, grâce à Arlequin. Afin d'inclure l'Histoire avec un grand « H » dans le spectacle, nous avons ensuite ponctué la pièce d'entrées intempestives de l’Opéra et de la Comédie-Française. Côté musique, c'est Arnaud Marzorati qui a réalisé le découpage et l’instrumentation des vaudevilles. Nous souhaitions conférer à l'ensemble des allures de comédies musicales d’aujourd’hui, en permettant aux interprètes de passer allègrement du chant à la voix parlée.

Avez-vous le trac à l’idée de vous produire devant de jeunes spectateurs ?
Le jeune public, outre la spontanéité qu'on lui connaît, est aussi profondément exigeant. Les enfants ne font pas semblant : s'ils s'ennuient, ils le montrent. Ce n'est donc pas de trac dont il s'agit, mais plutôt de détermination : j'ai souhaité proposer un jeu qui soit toujours soutenu, fait de formes suffisamment brèves et fluides. Le rythme, en somme, est une composante centrale dont on s’est beaucoup inquiété.

En quoi ce spectacle peut-il parler au jeune public ?
Il est d'abord profondément ludique. Contourner les interdictions, inventer de nouvelles règles de jeu : voilà des thématiques bien connues des enfants, n'est-ce-pas ? Le personnage de farce qu'est Arlequin, très jovial et comique, leur plaît toujours beaucoup. Enfin, si deux représentations sont spécifiquement adressées au jeune public, ce spectacle entend aussi parler aux enfants qui subsistent en chacun de nous : il est donc résolument tout public.

Enfant, que vouliez-vous faire lorsque vous seriez grand ?
Je voulais faire des marionnettes et du théâtre, c'était déjà « inscrit » en moi.

Biographies

JEAN-PHILIPPE DESROUSSEAUX
CONCEPTION, MISE EN SCENE ET MARIONNETTES
Formé aux marionnettes en France, en République Tchèque et en Italie, il enseigne notamment au Scottish Masked and Pupet Center (Ecosse). Narrateur avec orchestre pour des  œuvres classiques et contemporaines, il a monté la parodie Hippolyte et Aricie à l’Opéra Comique en 2014. Il anime également le Théâtre des Marionnettes du Parc  Floral de Paris. Il monte Pierrot lunaire avec l’ensemble Nigella, programmé sur plusieurs scènes françaises en 2015, 2016 et 2017. Il est également comédien de doublage pour la télévision et le cinéma.

BRUNO COULON
COMÉDIEN
En 2007, il découvre la pratique de l’improvisation théâtrale, ce qui l’amène à jouer un théâtre de textes. Après sa licence en Droit à l’université de Bourgogne, il intègre en 2012 L’École du Jeu (dir. D. Eliet) et travaille le jeu masqué avec M.  Araoz (Collectif Masque). Il intègre le Théâtre variable N°2 (Cie Keti Irubetagoyena) en 2013, puis est formé aux marionnettes par J.-P. Desrousseaux et joue sous sa direction dans diverses productions.

SANDRINE BUENDIA SOPRANO
Formée au CNSMDP, elle se produit dans un vaste  répertoire, de la musique ancienne à la musique contemporaine. Elle participe aussi à de nombreux festivals autour de la musique baroque et aborde avec bonheur les rôles mozartiens à l’opéra. Passionnée par le lied et la mélodie, elle se produit régulièrement en récital en France,en Belgique et en Italie notamment. En 2012-2013, elle intègre l’Académie de l’Opéra Comique. Elle chante ainsi lors de nombreux récitals et joue le rôle-titre de Cendrillon de P. Viardot (dir. M. Delunsch).

JEAN-FRANÇOIS NOVELLI TÉNOR
Titulaire d’une Maîtrise de Musicologie en Sorbonne, il entre au CNSMDP. Passionné par la musique baroque, il remporte le 1er prix  du Concours Sinfonia. Chanteur sans barrières, il s’est permis toutes les rencontres musicales. Il crée en 2004 avec A. Marzorati l’ensemble  Lunaisiens : des  dizaines de projets et 3 disques seront les fruits de cette association musicale et artistique.

ARNAUD MARZORATI  DIRECTION ARTISTIQUE
Après des études de flûte traversière, il débute le chant au sein de la  Maîtrise du Centre de Musique Baroque de Versailles, puis entre au CNSM de Paris. Il se perfectionne ensuite au sein de la troupe de  l’Opéra Studio de l’Opéra de Lyon. Grâce à son parcours pédagogique qui l’introduit dans les différents siècles et styles de l’art vocal, son répertoire s’étend de la musique baroque à la création contemporaine. Il a fondé l’ensemble Les Lunaisiens avec lequel il effectue également des projets culturels en région picarde.

LA CLIQUE DES LUNAISIENS
Basson et flageolet
Mélanie Flahaut / Viole de gambe Isabelle Saint-Yves / Théorbe Massimo Moscardo / Clavecin François Saint-Yves
Cherchant à se situer au cœur même de la mouvance culturelle, l’ensemble poursuit ses actions artistiques en intensifiant les rencontres avec l’Histoire et la Littérature. Que ce soit sous formes restreintes et intimistes ou sous formes plus importantes voire opératiques, la Clique des Lunaisiens aime donner des concerts et spectacles dont le côté à la fois éclectique et décalé de la programmation séduit de  nombreux festivals et leurs publics.
La clique des LUNAISIENS est soutenue par la DRAC PICARDIE.