Procession nocturne

Procession nocturne

Concert

Daniel-François-Esprit Auber, La Muette de Portici, ouverture (1828)

Gabriel Fauré, Ballade pour piano et orchestre en fa dièse majeur (1881)

Henri Rabaud, La Procession nocturne, poème symphonique d’après le Faust de Nikolaus Lenau (1899)

Théodore Dubois, Concerto pour piano n°2 en fa mineur (1897)

Ambroise Thomas, Raymond, ouverture (1851)

Vanessa Wagner, piano
Les Siècles
François-Xavier Roth, direction

Coproducteur associé, Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française

Présentation

Le romantisme vit s’épanouir une pratique sociale qui n’était qu’en germe au siècle précédent : celle du concert public. La Société des concerts du Conservatoire initia, en 1828, une habitude pour les familles de toutes origines sociales d’aller « au concert » durant son repos dominical. Les concerts Colonne, Lamoureux et Pasdeloup accueillirent ainsi plusieurs dizaines de milliers de spectateurs à partir des années 1860, pour lesquels on instaura le « programme éclectique » dont l’exemple proposé par François-Xavier Roth donne une juste idée : l’assemblage composite de pièces variées, dans le souci d’émouvoir et de subjuguer sans jamais lasser. L’ouverture de Raymond divertit par son rythme de galop frénétique, la Ballade de Fauré élève l’esprit par son recueillement intimiste, la Procession nocturne sollicite l’imagination par son « programme » narratif, tandis que le Concerto pour piano de Dubois – en recréation mondiale – permet au soliste d’éblouir par une virtuosité directement héritée de Saint-Saëns.

Programme

Daniel-François-Esprit Auber, La Muette de Portici, ouverture (1828)

Gabriel Fauré, Ballade pour piano et orchestre en fa dièse majeur (1881)

Henri Rabaud, La Procession nocturne, poème symphonique d’après le Faust de Nikolaus Lenau (1899)

Théodore Dubois, Concerto pour piano n°2 en fa mineur (1897)

Ambroise Thomas, Raymond, ouverture (1851)

Grand prix de Rome en 1832, Ambroise Thomas (1811-1896) se tourne vers la scène dès 1837 et accède à la notoriété avec Le Caïd (1849), Raymond ou le Secret de la reine (1851) et bien d’autres titres. C’est avec l’opéra-comique Mignon (1866) et l’opéra Hamlet (1868) qu’il connait la gloire. Au Conservatoire, il est professeur de composition (1856) puis directeur (1871-1896). Élu à l’Institut en 1851, Thomas se montre soucieux de préserver l’héritage français contre l’influence germanique. Malgré sa réputation de conservatisme, il fait des émules dont Massenet et Dubois.

Grand prix de Rome en 1894, Henri Rabaud (1873-1949) compose son poème symphonique La Procession nocturne en 1899. Il fait ses débuts à l’Opéra Comique avec La Fille de Roland en 1904. Suivent plusieurs titres jusqu’à l’immense succès à partir de 1914 de Mârouf, savetier du Caire, tiré des Contes des mille et une nuits. Il est chef d’orchestre de l’Opéra, de l’Opéra Comique puis de l’Orchestre symphonique de Boston. Il succède à Widor à l’Institut et à Fauré à la tête du Conservatoire, de 1920 à 1941.

Formé à l’École Niedermeyer et non au Conservatoire, Gabriel Fauré (1845-1924) est organiste de la Madeleine et brille aussi dans les salons. Il enseigne la composition au Conservatoire, puis en prend la direction de 1905 à 1920. Esprit libre et ouvert, co-fondateur en 1871 de la Société nationale de musique, il marque profondément ses élèves : Schmitt, Koechlin, N. Boulanger et Ravel. Il est l’un des grands représentants de la musique française au tournant du siècle, position qui lui vaut d’être élu à l’Institut en 1909.

Musicien de salon, Daniel-François-Esprit Auber (1782-1871) choisit l’art lyrique à la mort de son père, ruiné. Parmi sa cinquantaine de titres figurent beaucoup d’opéras-comiques dont Le Maçon, Fra Diavolo, Le Domino noir et Manon Lescaut. En 1828, La Muette de Portici est le premier grand opéra romantique. En août 1830 à Bruxelles, l’œuvre suscite un enthousiasme patriotique tel que la Belgique devient indépendante quelques semaines plus tard ! Membre de l’Institut et directeur du Conservatoire de 1842 à 1871, Auber est une personnalité capitale de la France romantique.

Grand prix de Rome en 1861, plus tard organiste de la Madeleine, Théodore Dubois (1837-1924) enseigne l’harmonie puis la composition au Conservatoire, qu’il dirige de 1896 à 1905. Membre de l’Institut en 1894, Dubois a souffert de sa position officielle et de la coïncidence de son départ à la retraite avec le scandale du dernier échec de Ravel au prix de Rome. Son œuvre vaste et variée touche à tous les genres et se réclame autant de Franck et Saint-Saëns que de Schumann et Brahms.

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu

Salle Favart

Tarif

30, 24, 19, 14, 10, 6 €

Renseignements

0 825 01 01 23 (0,15 € la minute)

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