Carmen, le film

Carmen, le film

Film muet américain

Bande originale créée par l’Orchestre national de jazz
Film muet américain de Cecil B. DeMille d’après la nouvelle de Prosper Mérimée, 1915, 59 mn.

Daniel Yvinec, direction artistique
Benoît Delbecq, musicien associé
Bernardo Sandoval, chant, guitare flamenca

Compositions Orchestre national de jazz
Eve Risser, Vincent Lafont, Antonin-Tri Hoang, Matthieu Metzger, Joce Mienniel, Rémi Dumoulin, Guillaume Poncelet, Pierre Perchaud, Sylvain Daniel, Yoann Serra

Distribution

Daniel Yvinec, direction artistique
Benoît Delbecq, musicien associé
Bernardo Sandoval, chant, guitare flamenca

Compositions Orchestre national de jazz
Eve Risser, piano, piano préparé, flûtes, objets sonores
Vincent Lafont, claviers, électronique
Antonin-Tri Hoang, saxophone alto, clarinettes, piano
Matthieu Metzger, saxophones, traitements électroniques
Joce Mienniel, flûtes, électronique
Rémi Dumoulin, saxophones, clarinettes
Guillaume Poncelet, trompette, piano, synthétiseurs, électronique
Pierre Perchaud, guitares, banjo, dobro
Sylvain Daniel, basse électrique, cor d’harmonie, effets électroniques
Yoann Serra, batterie

Présentation

Grâce au cinéma muet, la diva américaine Geraldine Farrar, dont la tessiture se prêtait davantage au rôle de Marguerite, put devenir une Carmen de référence. La projection du film est accompagnée par une création musicale que Daniel Yvinec a confiée à deux compositeurs venant d'univers différents. Elle sera interprétée par les musiciens de l'Orchestre national de Jazz en interaction avec l'image grâce à une scénographie originale.


SYNOPSIS

Carmen, séductrice intrigante, déjoue l’attention du brigadier Don José en le charmant pour faciliter le passage de marchandises de contrebande. Elle l’attire dans la taverne de Lillas Pastia mais attise sa jalousie en se rapprochant d’un toréador, Escamillo. Une dispute violente éclate à la fabrique de cigarettes, Carmen est accusée et faite prisonnière. Don José tue son geôlier et, désemparé, rejoint les contrebandiers. Il veut que Carmen lui appartienne, mais celle-ci, fière de sa liberté, décide de rejoindre Escamillo à Séville. Rattrapée par Don José, Carmen n’échappera pas à son destin funeste.

 

LE FILM

Carmen de Cecil B. DeMille joue un rôle important dans l’histoire du cinéma comme dans celle de l’opéra. Ce film témoigne de l’extraordinaire popularité de l’œuvre de Georges Bizet qui avait été créée quarante ans plus tôt sur la scène parisienne de l’Opéra Comique et donnée dès 1878 à New York en version italienne. Engagée au Metropolitan Opera de New York en 1906, Géraldine Farrar (1882-1967) était l’une des plus grandes sopranos de son temps et la première chanteuse à triompher au cinéma. Après cette expérience, elle revint camper sur la scène du Metropolitan Opera une Carmen encore plus sensuelle et athlétique. Cecil B. DeMille (1881-1959) avait abandonné sa carrière d’acteur pour aborder la réalisation l’année précédente et donner bientôt naissance aux studios de cinéma hollywoodiens. Féru de reconstitution historique, il alliait pour la première fois dans Carmen la sensualité à la peinture épique, un style qu’il allait développer dans ses futurs longs-métrages à grand spectacle. La création de ce film eut lieu au Symphony Hall de Boston le 1er octobre 1915. La projection était accompagnée d’un montage musical de la partition de Bizet réalisé par Hugo Riesenfeld. Le film a été restauré et colorisé selon des procédés mis au point par le cinéaste, qui passa au Technicolor dès 1940, à la George Eastmann House/International Museum of Photography and Film, Rochester, New York.

LA CRÉATION MUSICALE

Ce projet associe les images d’un cinéma d’époque, celui du réalisateur Cecil B. DeMille, à la musique de l’Orchestre national de jazz. Daniel Yvinec met ici en avant les talents de compositeurs des membres de son orchestre, soumettant à leur imagination les différentes séquences du film. La bande originale ainsi façonnée met en miroir ce travail de création et les interventions spontanées du musicien Benoît Delbecq. Cet orfèvre du piano préparé, poète du sampling live aux commandes de ses claviers apportera, dans une mise en perspective sonore, motifs, contrastes et reliefs aux différents tableaux musicaux. L’élaboration d’une partition commune, alternant des moments d’écriture denses et d’autres plus minimalistes, propose une forme novatrice de mise en valeur de l’image comme une dimension narrative unique. Les musiciens étant placés parfois au premier, parfois au second plan, cette rencontre d’univers offre au spectateur différents pôles d’attention lui permettant de voguer à sa guise de la musique à l’image pour qu’enfin l’une et l’autre se confondent au fil d’une expérience sensorielle. La présence du chanteur et guitariste de flamenco Bernardo Sandoval donnera une vision à la fois distanciée et enracinée du mythe de Carmen à travers les couleurs surprenantes proposées par l’orchestre.

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu

Salle Favart

Tarif

30, 24, 19, 14, 10, 6€

Renseignements

0 825 01 01 23 (0,15 € la minute)

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Le festival