Marie-Adeline Henry commence très tôt l’apprentissage de la musique par la pratique instrumentale et orchestrale. Formée en Art lyrique auprès d’Irène Jarsky et Maryse Castets, elle sera également membre de l’Atelier lyrique de L’Opéra de Paris.
Son vaste répertoire lui a permis d’aborder l’Opéra Baroque dont les rôles de Poppea Le couronnement de Poppée, Armide de Lully, Messaggera dans l’Orféo de Monteverdi, le répertoire Mozartien avec les rôles de Fiordiligi, Arminda, La Contessa, Donna Elvira, l’Opéra Français avec Eurydice, Armide et Iphigénie de Gluck, Micaela, Chérubin de Massenet, Catherine d’Aragon dans Henry VIII et Angiola dans Proserpine de Saint-Saëns, Béatrice de Berlioz, Madame Lidoine avant d’interpréter dernièrement Mère Marie de l’incarnation dans les dialogues des Carmélites, mais également des rôles plus « légers » comme celui de Metella dans La vie parisienne, ou encore Hanna dans La veuve joyeuse.
Elle a également incarné les rôles de Tatiana, Jenufa, Judith de Bartòk puis divers rôles dans les Opéras de Britten, parmi lesquels, Female chorus, Governess, ou encore Helena.
Affectionnant également le répertoire contemporain, elle crée les rôles de Polissena dans Gesualdo de Marc-André Dalbavie, Olga dans Akhmatova de Bruno Mantovani, la plus vieille aveugle dans Les aveugles de Xavier Dayer, ainsi qu’un cycle de mélodie Poemas de Teresa de Ávila.
Elle sera dans des reprises La princesse et la femme du forgeron dans le Faust de Philippe Fenelon, Branghien dans Le vin herbé, Abigail williams dans The Crucible de Robert Ward...
Très sensible au répertoire de musique de chambre et d’oratorio, nous avons pu l’entendre dans la Petite Messe Solennelle de Rossini, le Requiem de Mozart et celui de Haydn, Lobgesang de Mendelssohn ainsi que Tempo e Tempi de Carter, le Quatuor à cordes et voix N°IV de Philippe Fénelon, Die Melancholie et Die Serenaden d’Hindemith et le rôle-titre de Comala dans la Cantate de Niels Gade.
On a pu l’entendre dans nombreux Opéra paris lesquels L’Opéra de Paris (Bastille et Garnier), La Scala de Milan, La Monnaie de Bruxelles, L’Opéra de Zürich, Le Capitole de Toulouse, Les Opéras de Lille, Montpellier, Marseille, Nice, Bordeaux, Nancy, Di capo Theater de New York, en concert au Teater an der Wien, ou encore à la Philharmonie de Paris, ainsi que sous la baguette de Laurence Equilbey avec le Danish Symphonie orchestra...
Plus récemment, Marie-Adeline voit son répertoire évoluer vers des rôles comme Brangäne dans Tristan et Iseult de Wagner, Mère Marie de l’incarnation dans les dialogues des Carmelites, ou encore Salomé de Richard Strauss.
Avec la création française du rôle de Anubis, dans Nuit sans aube de Matthias Pinscher, elle fait ses débuts à l’Opéra Comique.