Quand Purcell fait son cinéma...

22 Septembre 2017

Entre le cinéma et Henry Purcell, c’est une longue histoire d’amour. De Tarkovsky à Sam Raimi en passant par Jim Jarmush, les réalisateurs ont (presque) tous utilisé un jour la musique du compositeur britannique dans leurs films.  L’opéra Comique vous en propose une sélection.

Avis aux cinéphiles: envoyez-nous votre propre top 5 en commentant cet article !

1. A nos amours de Maurice Pialat (1983) 

Si Purcell ne vous dit rien, vous avez très certainement déjà entendu The Cold Song interprété par Klaus Nomi. Extrait de l’aria What Power Art Thou du semi opéra baroque King Arthur de Purcell, ce titre du chanteur allemand a notamment été utilisé dans A nos amours de Maurice Pialat en 1983. Film pour lequel The Cold Song a été réédité en single la même année. 

 

The Cold Song Klaus Nomi

Bande annonce de A nos amours 

2. Orange mécanique de Stanley Kubrick (1971) 

Nous en 1971 lorsque Stanley Kubrick balance un pavé dans la grande mare du cinéma avec Orange Mécanique. Connu pour utiliser régulièrement la musique d’illustres compositeurs de musique classique, Kubrick va faire appel à Wendy Carlos, compositrice et ingénieure du son, pour adapter au synthétiser Moog des airs tels que la Symphonie n°9 de Beethoven ou l’ouverture de Guillaume Tell de Rossini. Et comment oublier la marche de la Musique pour les funérailles de la reine Marie, écrite par Purcell en 1965, que l’on entend à l’ouverture du film… 

Bande annonce de Orange Mécanique 

 

3. L’arche russe d’Alexander Sokourov (2002) 

En 2002, Alexander Sokourov nous offrait l’un des plus beaux plan séquence de l’histoire du cinéma avec L’arche russe. Une expérience unique dans laquelle le narrateur arpente les couloirs du musée de l’Ermitage en rencontrant quelques uns des grands personnages de l’histoire russe. En tendant l’oreille, vous pourrez entendre dans la scène de l’escalier un extrait du King Arthur de Purcell. 

L’arche russe scène de l’escalier

4. Le miroir d’Andreï Tarkovsky (1975) / Une journée dans la peau d’Andreï Arsenevitch de Chris Marker (2000) 

A la fin d’Une journée dans la peau d’Andreï Arsenevitch (2000), documentaire sur le travail d’Andreï Tarkovsky, Chris Marker termine son hommage au cinéaste soviétique avec They tell us that you mighty powers above, issu de l’opéra The Indian Queen de Purcell (1695). Un choix loin d’être innocent, Tarkovsky l’ayant utilisé dans Le Miroir en 1975. 

Bande annonce de Une journée dans la peau d'Andreï Arsenevitch

 

Henry Purcell They tell us that you mighty powers above Catherine Bott / Christopher Hogwood

 

Bande annonce de Le miroir

 

5. Coffee and cigarettes de Jim Jarmush (2003) 

Suite et fin de notre sélection avec Coffee and Cigarettes de Jim Jarmush. Cette suite de courts-métrages au casting pléthorique (Iggy Pop, Roberto Begnini, Tom Waits, Bill  Muray etc)  sera pour vous l’occasion d’entendre l’un des airs des Fantaisies pour violes (1680). Des fantaisies que l’on peut découvrir sur l’album Fantasias for the viols de l’ensemble Hespèrion et Jordi Savall sorti en 1999. Peut-être à écouter autour d’un café et d’une ciga… Non non juste un café tout compte fait. 

Fantasias for the viols Henry Purcell

 

Bande annonce de Coffee and cigarettes

 

Et aussi : Kramer contre Kramer de Robert Benton (1979), Fatherland de Ken Loach (1986), Pola X de Leos Carax (1999), Le goût des autres d'Agnès Jaoui (2000), Spiderman 3 de Sam Raimi (2007)

 

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