Mârouf, savetier du Caire

Henri Rabaud

#Marouf

Salle Favart

du 23
au 29 Avril 2018

Dates

27 Avril 2018 20h00

29 Avril 2018 15h00

Toutes les dates

Renseignements

0 825 01 01 23 (0,15 € la minute)

Prix

135, 125, 97, 75, 50, 30, 16, 6 €

Réserver

25 Avril 2018

Comique Strip' de Jean-Sébastien Bou

Lors de la saison 17, ce membre de la Nouvelle troupe Favart est passé plusieurs fois entre les mailles de nos filets (Fantasio, Le Comte Ory). Il revient aujourd’hui dans le rôle titre de Mârouf, savetier du Caire. Hors de question de le laisser...

25 Avril 2018

Extraits de Mârouf, savetier du Caire à l'Opéra Comique en 2018

24 Avril 2018

20 Avril 2018

Zoom sur Marc Minkowski

« On pense beaucoup à de la musique de film dans Mârouf, savetier du Caire »....

19 Avril 2018

Zoom sur Jérôme Deschamps

Pourquoi avoir choisi de rejouer Mârouf, Savetier du Caire ? Pourquoi choisir de redonner vie à une oeuvre qui n’est pratiquement plus jouée ? ...

Chargement en cours

Une savoureuse partition où s’invitent personnages pittoresques, apparitions magiques et coups de théâtre signés Jérôme Deschamps, sous la direction de Marc Mikowski.

Opéra-comique en cinq actes. Livret de Lucien Népoty. Créé à l’Opéra Comique le 15 mai 1914.

Fuyant une épouse acariâtre et mille autres dangers, un modeste savetier, Mârouf, est sauvé par son culot ainsi que par l’amour que lui porte la fille d’un sultan. Personnages pittoresques, scènes collectives, apparitions magiques et coups de théâtre se succèdent aux portes du désert.

Dans la France coloniale, le public fit un triomphe à Mârouf, savoureuse peinture musicale de l’Orient des sultans et des génies, composée par un contemporain de Ravel dont la « saine bonne humeur » séduisait Fauré. L’Opéra Comique connut son plus grand succès de l’entre-deux-guerres avec ces aventures picaresques, tirées des Mille et Une Nuits, et les exporta dans le monde entier.

Jérôme Deschamps reprend sa très inventive mise en scène de 2013 et Jean-Sébastien Bou le rôle-titre qu’il a marqué de son interprétation virtuose. Marc Minkowski, qui le programme à l’Opéra de Bordeaux, revient à l’Opéra Comique avec ce pilier trop longtemps oublié du répertoire.

Reprise de la production de 2013.

Direction musicale, Marc Minkowski
Mise en scène, Jérôme Deschamps

Avec Jean-Sébastien Bou, Vannina Santoni, Jean Teitgen, Franck Leguérinel, Lionel Peintre, Aurélia Legay, Valerio Contaldo, Luc Bertin-Hugault, Yu Shao

Choeur de l’Opéra National de Bordeaux
Orchestre National Bordeaux Aquitaine

Distribution

Direction musicale Marc Minkowski

Mise en scène Jérôme Deschamps

Décors Olivia Fercioni

Costumes Vanessa Sannino

Lumières Marie-Christine Soma

Chorégraphie Peeping Tom (Franck Chartier)

Assistant à la direction musicale Marc Leroy-Catalayud

Assistants à la mise en scène Damien Levèfre, Sophie Bricaire

Assistant à la chorégraphie Louis-Clément Da Costa

Mârouf Jean-Sébastien Bou

La Princesse Saamcheddine Vannina Santoni

Le Sultan Jean Teitgen

Le Vizir Franck Leguérinel

Ali Lionel Peintre

Fattoumah Aurélia Legay

Le Fellah, Premier Marchand Valerio Contaldo

Ahmad Luc Bertin-Hugault

Le Chef des marins, un Ânier, Premier Muezzin, Premier Homme de police Yu Shao

Second marchand, Premier memlouk Simon Solas

Le Kâdi, Chiek al islam David Ortega

Second muezzin Jérémy Duffau

Second mamelouk, Second homme de police Sydney Fierro

Second marchand/Premier mamelouk Simon Solas*

Le Kâdi/Chiek al islam David Ortega*

Danseurs Julie Amesz, Hélène Beilvaire, Mélissa Blanc, Cécile Caro, Maya Kawatake, Marlène Rabinel, Casia Vengoechea, Candide Sauvaux, Thomas Michaux, Louis-Clément Da Costa

Chœur Chœur de l’Opéra National de Bordeaux

Orchestre Orchestre National Bordeaux Aquitaine

Production Opéra Comique Reprise de la production de 2013 / Reprise en coproduction avec l’Opéra National de Bordeaux

*membre du chœur de l’Opéra National de Bordeaux

Biographies

à lire avant le spectacle

Au début du XXe siècle, les empires coloniaux atteignent leur expansion maximale et sont célébrés dans les expositions universelles et coloniales, tandis que la vogue orientaliste a gagné tous les arts. C’est alors que paraît, entre 1899 et 1904, dans La Revue blanche puis chez Fasquelle, une nouvelle version des Mille et Une Nuits. La traduction de Joseph-Charles Mardrus (1868-1949) enthousiasme le public. Poétique, drôle, coloré, le récit, présenté comme enfin intégral, est aussi plus érotique que la version d’Antoine Galland, réalisée au début du Siècle des Lumières.

Medium populaire d’une image de l’Orient, les Mille et Une Nuits ont inspiré la peinture, l’édition illustrée et le théâtre, depuis les spectacles forains de l’Opéra Comique naissant jusqu’aux opérettes de la Belle Époque, en passant par des ouvrages signés Grétry, Cherubini ou Boieldieu. Si le visuel a longtemps primé, le musical a été stimulé par les musiques turques jouées en Europe, puis par les témoignages des voyageurs partis plus loin ou ailleurs.

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En 1910, Paris découvre Shéhérazade : la symphonie-ballet de Rimski-Korsakov, produite par les Ballets Russes, est dansée par Vaslav Nijinski dans des décors et des costumes de Bakst : les Mille et Une Nuits sont désormais apparentées à l’art moderne.

Un an plus tôt, Henri Rabaud, qui a donné en 1904 une tragédie à l’Opéra Comique, songe à aborder le registre comique. Son ami Lucien Népoty lui fait lire L’Histoire du Gâteau échevelé au miel d’abeilles, un conte découvert par Mardrus. Complice de Firmin Gémier au Théâtre-Antoine, Népoty a travaillé avec Rabaud aux Arènes de Béziers : « Vous êtes, lui écrit Rabaud, plus musicien que tous les compositeurs que je connais car tout ce que vous m'écrivez, c'est de la musique ». À Mârouf succèderont après-guerre un opéra et trois musiques de scène.

Après une décennie d’œuvres plutôt dramatiques, alors que la menace d’un conflit avec l’Allemagne se précise, la direction de l’Opéra Comique – Albert Carré puis Pierre-Barthélémy Gheusi et les frères Isola – veut produire du gai et du spectaculaire. Népoty évoque « ce palais de féerie qu’est l’Opéra-Comique ». Trois ans après la création de L’Heure espagnole de Ravel, Rabaud apparaît comme un homme de synthèse : admirant à la fois la Louise vériste de Charpentier et le Pelléas symboliste de Debussy, ce disciple de Saint-Saëns propose une comédie chantée tout du long, et non un opéra-comique traditionnel, d’un orientalisme de bon aloi, plus digeste et français que l’Orient barbare et sensuel des Russes. Le livret simplifie l’intrigue originale, en supprimant entre autres l’anneau magique qui aurait évoqué Wagner, et exploite le ressort principal du conte, le « bluff » monté par Mârouf et son ami Ali. Ce terme relatif au jeu de poker commençait à entrer dans le vocabulaire militaire. Le succès de Mârouf en répand l’usage courant.

La création a lieu le 15 mai 1914 sous la baguette de François Ruhlmann. À 45 ans, le créateur de Pelléas, le baryton Jean Périer, interprète le rôle-titre, au côté de Marthe Davelli en Saamcheddine et de Félix Vieuille, le créateur d’Arkel, chanteur « voué aux longues barbes ». Les cinq tableaux sont mis en scène par Pierre Chéreau et Gheusi, de façon « charmante et parfaite » dixit Reynaldo Hahn, dans des décors de Jusseaume et des costumes de Multzer, avec des ballets réglés par Mariquita. Florent Schmitt applaudit « l’un des plus intéressants spectacles que l’Opéra-Comique ait montés depuis longtemps » et Xavier Leroux loue sa « philosophie souriante ». Quant à la partition, elle satisfait le nationalisme ambiant : « cette œuvre va prouver à tous et partout que l’on écrit encore chez nous de la bonne, de la vraie musique française » (Le Petit Journal).

L’œuvre est reprise chaque année jusqu’en 1917 avec Périer. Lui succèdent les ténors Thomas Salignac et Fernand Francell, puis le baryton André-Gaston Baugé. À partir de 1923, Mârouf pâtit de la comparaison avec Le Hulla, nouvel ouvrage « oriental » signé Marcel Samuel-Rousseau. Rabaud ayant dirigé l’orchestre de l’Opéra pendant une dizaine de saisons, il négocie avec son directeur Jacques Rouché pour y faire passer l’œuvre. Au terme d’un conflit où intervient la Société des Auteurs, la Salle Favart abandonne Mârouf en 1927 après 129 levers de rideau. La « seconde première » parisienne de Mârouf a lieu le 21 juin 1928 au Palais Garnier, sous la baguette du compositeur, avec Georges Thill et Fanny Heldy. L’œuvre y est jouée jusqu’en 1950 pour un total de 116 représentations.

Entretemps, Mârouf a voyagé en province à partir sa création rouennaise en 1919, et à l’étranger à partir de sa première new-yorkaise en 1917, au Metropolitan Opera sous la baguette de Pierre Monteux). L’Europe, les deux Amériques et l’Égypte (Le Caire en 1926) l’applaudissent jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, où ses représentations susciteront de nombreuses manifestations francophiles. Indice de sa notoriété, Rabaud est sollicité en 1929 pour son adaptation en film muet accompagné d’un orchestre de cinéma, un projet qu’il refuse par attachement aux paroles.

En 2018, l’Opéra Comique dirigé par Olivier Mantei a choisi de reprendre le Mârouf de 2013, signé Jérôme Deschamps, et remonte ce spectacle avec l’Opéra de Bordeaux, sous la baguette de Marc Minkowski.

Avant-spectacles

  • Introduction au spectacle, 45 min. avant la représentation
  • Chantez Mârouf, 45 min. avant la représentation
  • Rencontre avec Jérôme Deschamps, Michel Rabaud et Jean-Sébastien Bou de Mârouf, savetier du Caire animée par Agnès Terrier mardi 24 avril à 19h. S'inscrire

Durée estimée

3h, entracte compris

Ouverture des portes Opéra-comique180 min Fin du spectacle

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La presse en parle

France Musique / musique matin samedi / Clément Rochefort
Invité : Jérôme Deschamps / Direct : 21 avril
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France Musique / le classic club / Lionel Esparza
Invités : Marc Minkowski, Jérôme Deschamps, Vannina Santoni, Jean Teitgen, Franck Leguérinel / Direct : 17 avril
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France Musique / Etonnez-moi Benoît  / Benoît Duteurtre
Invité : Marc Minkowski / Direct : 14 avril
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Mârouf, Savetier du Caire à Bordeaux : chapeaux !
Olyrix / Charles Arden / 12 févrrier 

Les couleurs sont ainsi d'abord à l'orchestre, les décors composés par Olivia Fercioni pour cette mise en scène de Jérôme Deschamps posant des maisons expressionnistes, aux angles francs et dont la blancheur est rarement réchauffée par des lumières ocre (une scénographie qui ressemble à s'y méprendre à un autre opéra d'inspiration orientale : Kalîla wa Dimnaapprécié à Lille). Mais le plateau s'anime bientôt avec les merveilleux costumes colorés de Vanessa Sannino et Peeping Tom.
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3 commentaires

Portrait de Anonyme

christine zamarreno

Quel dommage, Mârouf est programmé pendant les vacances scolaires.

18 Septembre 2017

Portrait de Anonyme

CHRISTOPHE VETTER

Merci de faire des reprises!  Si je peux me permettre une suggestion , la reprise du "roi Malgré Lui" serait un beau cadeau (avec si posiible Jean-sébatien Bou !!) Merci pour cette saison 2018 excitante!!

18 Septembre 2017

Portrait de Anonyme

Gerard Desportes

Membre de l'Opéra Comique

Bonjour à vous deux.

Cet espace communautaire des fans du Comique n'est pas encore vraiment ouvert même si on peut s'inscrire. Donc bravo et bienvenu. Je vous réponds aujourd'hui parce que...c'est l'anniversaire de Jérome Deschamps et qu'il sera en 18 avec nous du haut de ses 70 printemps.

Amitiés.

05 Octobre 2017

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