Re Orso

Re Orso

Re Orso

Marco Stroppa

LÉGENDE MUSICALE

Création le 19 mai 2012

pour 4 chanteurs, 4 acteurs, ensemble, électronique, spatialisation et totem acoustique.
Livret de Catherine Ailloud-Nicolas et Giordano Ferrari d’après Re Orso, fable d’Arrigo Boito

Introduction à l’œuvre par Agnès Terrier 40 minutes avant chaque représentation

Direction musicale, Susanna Mälkki
Mise en scène, Richard Brunel

Rodrigo FerreiraMonica BacelliMarisol MontalvoAlexander KravetsGeoffrey Carey, Cyril Anrep, Geoffrey Carey, Daniel Carraz, Piera Formenti

Ensemble Intercontemporain

Présentation

Dans l’œuvre littéraire du compositeur et librettiste Arrigo Boito, comparse de Verdi, figure un poème épique âpre et mystérieux, Re Orso, publié en 1865. Ce texte écrit en vers lyriques d’un extrême raffinement musical raconte la légende d’un roi effroyable, Ours, qui régnait sur la Crète avant l’an 1000, dans les temps les plus sombres de notre ère.
Mêlant le caractère légendaire de l’ancien roi des animaux au mythe du Minotaure, Boito bâtit une nouvelle figure de maudit plongé dans le crime et la démesure, et attendant son châtiment.
Compositeur, chercheur et pédagogue, Marco Stroppa se saisit de ce texte et élabore sa première œuvre de théâtre musical en forme de danse macabre, avec la complicité de Richard Brunel et de l’Ensemble InterContemporain.

Spectacle en italien surtitré


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Distribution

Direction musicale, Susanna Mälkki
Mise en scène, Richard Brunel
Dramaturgie, Catherine Ailloud-Nicolas et Giordano Ferrari
Décors et Costumes, Bruno De Lavenère
Lumières, Laurent Castaingt
Collaborateur aux mouvements, Thierry Thieû Niang
Magicien, Alpha
Conseillère en marionnettes, Émilie Valentin
Assistant musical, Oliver Hagen
Assistant mise en scène, Ester Pieri
Assistant décors, Émilie Roy
Assistant costumes, Pascale Paume
Réalisation informatique musicale Ircam, Carlo Laurenzi
Conseiller scientifique Ircam, Jean Bresson
Chefs de chant, Christophe Manien, Joël Soichez

Re Orso, Rodrigo Ferreira
Le Ver, Monica Bacelli
Oliba, Marisol Montalvo
Le Trouvère, Alexander Kravets
Papiol, buffon, Geoffrey Carey
Des courtisans,Cyril Anrep, Geoffrey Carey, Daniel Carraz, Piera Formenti

Ensemble Intercontemporain

Commande de : l'État français, Opéra Comique, Théâtre Royal de la Monnaie, Ircam-Centre Pompidou, Ensemble Intercontemporain, Françoise et Jean-Philippe Billarant.
Production : Opéra Comique
Coproduction : Théâtre de la Monnaie, Ircam-Centre Pompidou

Opéra enregistré par France Musique et diffusé le lundi 21 mai à 20h


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Argument

Exorde

Zuzzurellone (grand enfant)

Une légende en deux parties va se raconter. Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

Première Partie : Ours vivant

Scène 1 : Histoires anciennes ébouriffées (passacaille rocky avec verve)

À la cour de Crète, avant l’an mil, le Roi Ours fait régner la terreur. Il commet un meurtre en public, et contraint ses courtisans à chanter sa gloire paradoxale : ses richesses, ses forfaits, sa concupiscence.

À la fin de la bénédiction nuptiale, Fenella reconnaît le marié et parvient à le dénoncer publiquement. Profitant de la stupéfaction générale, elle s’enfuit.

Scène 2 : Spectrum (pompeux, décomplexé)

Mais la nuit suivante, une voix mystérieuse le hante. Est-ce la voix de la femme qu’il a tuée ? A-t-elle réchappé à son meurtre ? Est-ce la voix de la conscience qui, tel un ver, ronge le Roi Ours ?

Scène 3 : Sérénade de pierre (loufoque)

Pour échapper à ces cauchemars, il veut s’unir à Oliba, une jeune femme étrangère qu’il a fait enlever. Pétrifiée, elle se refuse à lui et il tente de la violer, aidé de ses sbires.

Scène 4 : Duel dialectique (embrouillé) et larve de Tango (émietté)

La voix s’incarne. La femme ou son fantôme réapparaît, c’est le Ver. S’engage avec le Roi un duel dialectique qui se transforme en duo. Le Roi reconnaît l’ambivalence de son âme.

Scène 5 :  Noces et chansons (outrecuidant) et intermède historique (festif, chaotique)

Le lendemain, on célèbre le repas de noces du Roi et d’Oliba. Un Trouvère vient chanter, accompagné de son double instrumental, un piano robotisé. Papiol, le bouffon du Roi, est

invité à faire des tours. Le Ver raconte à Oliba les dessous de cette étrange Cour. Puis le Trouvère imprudemment chante  ’amour à Oliba. Le Roi Ours déchaîne sa violence. Il tue le Trouvère, Oliba et le Ver. Il invite sa Cour horrifiée à une orgie de violence et de blasphèmes.

 

Deuxième Partie : Ours mort

Scène 1 :  Confession (rugueux, obsolète)

Le Roi Ours, mourant, est face à son confesseur. Il lui propose de l’argent contre l’absolution de ses crimes. Mais cette confession tourne au cauchemar. Les morts de la première partie réapparaissent pour rejouer au Roi le théâtre de ses méfaits. Le Ver raconte le voyage qui l’a conduit à retrouver le Roi Ours.

Scène 2 : Litanie, grand tutti bordélique (grand pandémonium, comme une gigue boiteuse)

Tous s’unissent dans une litanie diabolique qui accompagne la mort du Roi, une mort sans rédemption.

Scène 3 : Pierre tombale, cercueil, linceul (serein, sérieux, simple, sûr)

Le Ver, devenu voix du peuple, voix du poète, célèbre sa victoire sur le tyran.


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INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu

Salle Favart

Tarif

85, 70, 52, 29, 11, 6 €

Renseignements

0 825 01 01 23 (0,15 € la minute)

Réserver     fb     tw

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