La Muette de Portici

La Muette de Portici

La Muette de Portici

Daniel-François-Esprit Auber

OPÉRA en 5 actes, 1828.
Livret d’Eugène Scribe et Germain Delavigne.

Introduction à l’œuvre par Agnès Terrier 40 minutes avant chaque représentation

Direction musicale, Patrick Davin
Mise en scène, Emma Dante

Elena BorgogniMaxim MironovÉglise GutiérrezMichael SpyresLaurent AlvaroTomislav LavoieJean TeitgenMartial Defontaine

Orchestre et choeur du Théâtre Royal de la Monnaie

Distribution

Direction musicale, Patrick Davin
Mise en scène, Emma Dante
Décors, Carmine Maringola
Décors et costumes, Vanessa Sannino
Lumières, Dominique Bruguière
Collaboration aux mouvements, Sandro Maria Campagna
Assistante musicale, Alexandra Cravero
Assistant mise en scène, Giuseppe Cutino
Assistante décors et costumes, Mara Ratti
Assistante collaboration aux mouvements, Stéphanie Taillandier

Fenella, Elena Borgogni
Alphonse, Maxim Mironov
Elvire, Église Gutiérrez 
Masaniello, Michael Spyres
Pietro, Laurent Alvaro
Borella, Tomislav Lavoie
Selva, Jean Teitgen
Lorenzo, Martial Defontaine

Orchestre et choeur du Théâtre Royal de la Monnaie

Production, Opéra Comique
Coproduction, Théâtre Royal de la Monnaie
Coproducteur associé, Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française


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Présentation

De sa création en 1828 à l’Opéra de Paris alors situé rue Le Pelletier jusqu’à l’incendie de cette salle en 1873, La Muette de Portici ne quitta pas l’affiche et se répandit en Europe, en partie grâce à Wagner.

Bousculant les conventions, l’œuvre brûle d’une force dramatique nouvelle. Scribe et Auber ont la double audace de confier les premiers rôles à une danseuse et au chœur, et de mettre en scène une révolution : celle, républicaine, du peuple de Naples mené par le pêcheur Masaniello contre l’occupation espagnole en 1647.

Le sujet est politique, la réception ne le sera pas moins. Lors de sa création bruxelloise en août 1830, l’air patriotique « Amour sacré de la patrie » pousse le public dans la rue. En quelques semaines, la Belgique forge son indépendance.

Le Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles est notre partenaire pour remonter cet ouvrage exceptionnel sous la baguette de Patrick Davin et la houlette d’Emma Dante.


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Argument

Acte I
1647, Naples, sous domination espagnole depuis 1443. Devant la chapelle du palais, Alphonse d’Arcos, fils de l’autoritaire vice-roi, s’apprête à épouser la noble Elvire, fraîchement arrivée d’Espagne. Mais il n’oublie pas Fenella, l’humble muette qu’il a séduite naguère. Sa disparition récente l’inquiète : se serait-elle suicidée ? Rayonnante, Elvire paraît avec le cortège nuptial. Mais Fenella, juste échappée des geôles royales, fait irruption et obtient la protection de la princesse apitoyée. À la fin de la bénédiction nuptiale, Fenella reconnaît le marié et parvient à le dénoncer publiquement. Profitant de la stupéfaction générale, elle s’enfuit.

Acte II
Le village de Portici, près de Naples. Masaniello soutient le courage les pêcheurs par des chansons séditieuses. Il s’inquiète pour sa soeur Fenella, qui a disparu, et entend la venger quand bien même il devrait braver la loi : n’émane-t-elle pas d’un pouvoir étranger ? Il invite son ami Pietro à combattre pour la patrie. Après avoir envisagé le suicide, Fenella vient se confier à son frère : son séducteur est un Espagnol mais elle veut taire son nom. C’est moins cet abus de pouvoir qu’un nouvel impôt que Masaniello invoque afin de mobiliser le peuple.

Acte III
Le château de Naples. Trahie aussitôt qu’épousée, Elvire pardonne cependant à Alphonse et décide de veiller sur Fenella qu’elle envoie chercher. Sur la place du marché de Naples, la foule se rassemble. Selva, le chef de la garde, reconnaît Fenella et veut l’appréhender. Les cris des femmes alertent Masaniello et Pietro. Furieux, Masaniello poignarde un garde. Le petit peuple désarme les soldats puis s’en remet à Dieu. Les armes sont distribuées au son du tocsin.

Acte IV
Pendant que le vice-roi est assiégé dans la forteresse de Castel Nuovo, Masaniello reçoit les notables venus implorer sa clémence. Il leur pardonne d’autant mieux que les crimes des rebelles lui répugnent. Bouleversée par le carnage, Fenella rentre et s’endort d’épuisement. Mais le danger gagne Portici car Alphonse et Elvire tentent de s’y réfugier alors que le peuple mené par Pietro réclame la tête de l’héritier espagnol. Fenella les accueille chez son frère et celui-ci choisit de respecter les règles de l’hospitalité, favorisant même le départ du couple princier pour Castel Nuovo. Alors que les magistrats apportent les clés de la ville à Masaniello et que le peuple célèbre son héros, Pietro rassemble la conjuration des mécontents qui abattra le pêcheur trop indulgent.

Acte V
Dans le palais du vice-roi, Pietro et les conjurés fêtent la fin de la tyrannie car Masaniello ne va pas tarder à succomber au poison. Mais Alphonse marche sur le palais avec ses partisans tandis que le réveil du Vésuve inquiète le peuple qui réclame Masaniello. Privé de ses moyens par l’effet du poison, celui-ci se ressaisit brièvement en présence de sa sœur et entraîne les insurgés. C’est pour mieux sauver Elvire de la fureur populaire avant de mourir. Désespérée, Fenella se défenestre au moment où le Vésuve entre en éruption. Le peuple se prosterne et demande le pardon de son crime.


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