Les fiançailles au couvent

Les fiançailles au couvent

Serge Prokofiev

OPERA BUFFA en quatre actes de Serge Prokofiev.
Livret de Serge Prokofiev et Myra Mendelssohn d’après La Duègne de Sheridan.
Créé au Théâtre Kirov de Leningrad le 3 novembre 1946.

Spectacle en russe surtitré.

Introduction à l’œuvre par Agnès Terrier 40 minutes avant chaque représentation

Tugan Sokhiev & Martin Duncan

Brian Galliford, Garry Magee, Anastasia Kalagina, Larissa Diadkova, Daniil Shtoda, Anna Kiknadze , Mikhail Kolelishvili, Yuri Vorobiev, Eduard Tsanga, Vasily Efimov, Marek Kalbus, Mischa Schelomianski, Eleonora Vindau

Orchestre et Chœur du Capitole de Toulouse

Programme

Direction musicale, Tugan Sokhiev
Mise en scène, Martin Duncan
Décors et costumes, Alison Chitty
Lumières, Paul Pyant
Chorégraphie, Ben Wright
Assistante mise en scène, Sophie Rashbrook
Assistante chorégraphie, Anna Bjerre Larsen

Don Jérôme, Brian Galliford
Ferdinand, Garry Magee
Louisa, Anastasia Kalagina
La Duègne, Larissa Diadkova
Antonio, Daniil Shtoda
Clara d’Almanza, Anna Kiknadze
Mendoza, Mikhail Kolelishvili
Don Carlos, Yuri Vorobiev
Père Augustin, Eduard Tsanga
Frère Elustaphe/ 1°masque, Vasily Efimov
Frère Chartreuse/ 2°masque, Marek Kalbus
Frère Bénédictine/ 3°masque, Mischa Schelomianski
Lauretta, Eleonora Vindau

Danseurs, Sophie Arstall, Anna Bjerre Larsen, Jean David, Jonathan Foussadier, Thomas Goodwin, Patrick Keir, Lise Manavit, Léa Perat

Orchestre et Chœur du Capitole de Toulouse

Production, Théâtre du Capitole de Toulouse
Coproduction, Opéra Comique

Création le 12 janvier 2011, au Capitole de Toulouse

Spectacle en russe surtitré


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Présentation

Avec Les Fiançailles au couvent, chanté en russe sur un livret d’opéra-comique anglais, Prokofiev offre un pendant à L’Amour des trois oranges, composé en français d’après une pièce italienne et créé 25 ans plus tôt à Chicago. Mais à la loufoquerie la plus complète succède alors une savoureuse comédie de mœurs qui rappelle à la fois Molière et Grétry. Dans une Espagne passionnée et ombrageuse, conforme aux clichés véhiculés par le XVIIIe siècle sur les caractères des nations, de jeunes amoureux doivent recourir aux subterfuges les plus osés pour contrarier la tyrannie d’une poignée de barbons matérialistes. Aux portes et jusque dans l’enceinte d’un couvent, l’intrigue échevelée prend une couleur anticléricale prononcée, seul tribut de l’œuvre à l’idéologie soviétique. Par sa truculence et son rythme trépidant, le genre bouffe transcende ici les cultures et les époques pour prouver qu’il est bien un élément essentiel de la culture européenne.


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Argument

Acte I
À Séville au XVIIIe siècle, pendant le carnaval. Le riche Don Jérôme et le marchand Mendoza s’apprêtent à prendre le contrôle de la pêche dans le Guadalquivir. Pour renforcer leur association, Don Jérôme accepte Mendoza comme gendre en dépit de sa laideur. Mendoza ne connaissant pas sa promise, le père en fait grand éloge. Les barbons se séparent très satisfaits à la tombée de la nuit. Ferdinand, le fils de Don Jérôme, part soupirer sous la fenêtre de la belle Clara lorsqu’il rencontre son ami Antonio. Ce pauvre gentilhomme vient justement chanter à sa soeur Louisa une sérénade. Don Jérôme les surprend mais trois masques moqueurs permettent à l’amoureux de s’échapper. Le père n’a désormais qu’une hâte : marier sa fille pour ne plus surveiller sa vertu.

Acte II
Cloîtrée par son père, Louisa place ses espoirs dans sa duègne, qui a l’ambition d’épouser le riche Mendoza. Le mariage annoncé de sa soeur angoisse Ferdinand qui, jaloux comme un Espagnol, craint qu’Antonio ne tourne ses voeux vers… sa Clara ! La duègne intriguante se fait renvoyer par Don Jérôme. Le temps d’empaqueter ses affaires et c’est Louisa qui sort, drapée sous son voile, laissant la duègne prendre l’apparence d’une jeune dame. Le lendemain, sur le marché, la belle Clara paraît, aux abois. Échappée de chez ses parents, elle ne peut faire appel à Ferdinand qui lui a fait des avances trop brutales. Elle rencontre Louisa qui cherche un asile. Leur résolution est audacieuse : Clara va se réfugier dans un couvent sous le nom de Louisa, tandis que Louisa demande de l’aide à Mendoza sous le nom de Clara. Mendoza accueille avec plaisir cette fausse Clara qui se déclare à la recherche d’Antonio, son rival dans le coeur de sa future. Chez Don Jérôme, la duègne-Louisa fait des manières afin de recevoir seule son fiancé Mendoza. Celui-ci ne la trouve guère ressemblante au portrait flatteur fait par son père, mais la duègne l’enjôle et lui demande de l’enlever au clair de lune.

Acte III
De retour chez lui, Mendoza amène Antonio à Louise qu’il prend toujours pour Clara. Il se réjouit de voir son rival se détourner de sa promise et confie aux amoureux ravis son projet d’enlèvement romantique. Le lendemain, Don Jérôme trouve cocasse la fuite de sa fille avec le fiancé qu’il lui destinait. Dérangé en plein salon de musique, il donne négligemment sa bénédiction aussi bien à l’envoyé de Mendoza qu’à celui de sa fille. Dans le jardin du couvent, Clara attend Ferdinand en costume de novice. Louisa l’a rejointe pour attendre l’accord de son père. Aussitôt le mot reçu, elle file à l’église avec Antonio. Ferdinand qui survient se persuade que sa maîtresse s’éloigne au bras d’un rival. Sa jalousie prouve à Clara la force de son amour.

Acte IV
Dans un monastère tout proche, des moines éméchés acceptent moyennant finance d’unir les couples. Chez Don Jérôme, toute la noce est prête quand les trois couples se présentent. Le barbon se résout à bénir sa duègne et son associé, sa fille et un pauvre gentilhomme, son fils et une fausse religieuse. La jeunesse et la joie triomphent.


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INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu

Salle Favart

Tarif

115, 95, 70, 40, 15, 6€

Renseignements

0 825 01 01 23 (0,15 € la minute)

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