Devenez producteur de Kein Licht

Kein Licht

Devenez producteur de Kein Licht

Vivez la création d'un opéra de l'intérieur

Suivez pas à pas toutes les étapes d'une oeuvre qui verra le jour sur le plateau de la Salle Favart en octobre 2017. Cette commande, passée à Philippe Manoury pour la musique, Nicolas Stemann pour la mise en scène, sur un texte du prix Nobel Elfriede Jelinek est l’occasion de vous impliquer différemment en lançant une opération de mécénat participatif. Les artistes souhaitent vous associer tout au long du processus créatif.

J'aime je mécène

Vous pourrez suivre l’évolution du spectacle de l’intérieur ! La création sera portée par une équipe d’exception et des coproducteurs qui confèrent au projet une ampleur européenne : le Festival de la Ruhrtriennale, les Théâtres de la Ville de Luxembourg, le Théâtre national Croate de Zagreb, le Festival Musica de Strasbourg et l'Opéra national du Thin, les Münchner Kammerspiele, l'Ircam et l'Ensemble Lucilin et par vous.

Un grand merci à tous les mécènes-producteurs de Kein Licht pour leur engagement aux côtés de l’Opéra Comique dans cette nouvelle aventure artistique. 

L'aventure Kein Licht

Vivez de l’intérieur la création d’un opéra : devenez, vous aussi, producteur !
L’Opéra Comique vous invite à une nouvelle aventure : devenez, vous aussi, producteur d’un opéra contemporain et assistez aux étapes de travail habituellement confidentielles entre les artistes et les équipes de production.

Le projet artistique
Kein Licht, est un projet artistique qui donnera naissance à une nouvelle forme d’opéra-comique. Une création à dimension européenne, qui s’encrera dans la tradition de l’opéra-comique et de son frère germanique le Singspiel, également implantée de part et d’autre du Rhin. Le Singspiel est en effet lui aussi et  littéralement une « pièce chantée »  et pratique l’alternance entre le parlé et le chanté depuis le temps de Mozart : L’Enlèvement au sérail et La Flûte enchantée en sont les chefs-d’œuvre fondateurs. Accessible, impertinente et innovante à la fois, la forme renaîtra ici dans des habits d’aujourd’hui pour chanter et parler de nous, de nos désastres, de nos exploits.

Kein Licht, c'est la rencontre de trois artistes européens : le prix Nobel autrichien Elfriede Jelinek pour le texte ; le français Philippe Manoury pour la musique ; l’allemand Nicolas Stemann pour la mise en scène. Véritable histoire à partager, nous vous proposons de prendre avec nous le fauteuil de producteur et d’entrer au coeur de la fabrication du spectacle. Un fil sera tissé entre vous, les artistes, les équipes du théâtre. Kein Licht est porté par l’Opéra Comique, producteur délégué, et ses producteurs associés: le Festival de la Ruhrtriennale, les Berliner Festspiele, les Théâtres de la Ville de Luxembourg, le Théâtre National Croate de Zagreb, le Festival Musica de Strasbourg, l’Ircam, l’Ensemble Lucilin... et vous ?

Quel est le coût d’un opéra en commande ?
Sur un total de 700 000€, l’Opéra Comique en tant que producteur délégué porte la responsabilité de plus de la moitié du budget.

Votre contribution participera au financement de 15% de notre part de producteur soit 50 000€, et permettra notamment d’aller plus loin dans les dispositifs très innovants de vidéo et d’audio-acoustique, centraux pour une œuvre de cette dimension. Soutenez l’opération sur le site internet www.culture-time.com et découvrez vos rendez-vous de producteur. Vous bénéficierez également de 66% de déduction fiscale.

amoc_logo2.pngL’association des Amis et Mécènes de l’Opéra Comique annonce son soutien au projet Kein Licht: pour chaque euro donné, elle versera 1€ au projet.
A l'issue de la campagne, l'AMOC distribuera les contreparties auxquelles elle pourrait prétendre grâce à ce don, aux bénéficiaires de ses actions sociales et pédagogiques.

 

15 ocobbre - 31 décembre 2015 pour rejoindre l’aventure !


Découvrez vos rendez-vous de mécène-producteur :

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Les artistes

Philippe Manoury

Tenter de présenter Philippe Manoury, c’est éprouver les limites du langage : comment les mots peuvent-ils raconter ce compositeur multi-casquettes et son œuvre protéiforme ? 
À la question de sa biographie, l’homme répond de deux façons sur son site personnel : un CV formel de quelques lignes y côtoie un texte intitulé « Eléments Autobiographiques ». 
Bien plus bavards, écrits avec une plume sensible et délicate, ces éléments relatent comment la musique s’est révélée être «une planche de sauvetage » pour le jeune garçon dont la « vie scolaire était une catastrophe totale».
À l’âge de 14 ans, il décide d’abandonner l’école publique pour ne plus se consacrer qu’à l’étude de la musique. Alors que mai 68 bat son plein, il travaille son piano en solitaire, 8 à 9h par jour.
Très vite, il constate que sa passion pour la composition prend le pas sur celle de l’interprétation. Il présente alors ses premières compositions à Gérard Condé qui enrichit sa culture musicale et lui fait rencontrer le compositeur Max Deutsch - ancien élève du compositeur Arnold Schœnberg – dont il suivra le cours à l’École Normale de Musique de Paris. 
Il étudie parallèlement, l’écriture, l’harmonie, le contrepoint et l’analyse musicale tout en s’initiant aux échecs - jeu pour lequel il nourrit une passion telle qu’il hésite un temps à abandonner les notes au profit des pions -.
C’est finalement vers la création musicale qu’il se tourne définitivement : à 19 ans, il compose Cryptophonos, une œuvre pour le pianiste Claude Helffer créée au Festival de Metz en 1972. La presse le surnomme « le plus jeune compositeur français », quand lui s’estime «  habité par une sorte de radicalisme théorique un peu sauvage, hautain et solitaire ».
Il rentre au Conservatoire de Paris où il suit le cours de Michel Philippot, « un admirateur de Diderot, Russell, Schœnberg et Kandinsky, [qui] s’intéressait beaucoup plus aux mécanismes de la pensée et de la composition qu’aux résultats esthétiques. » S’ensuit la rencontre avec Stockhausen et le début de sa fascination pour la musique électronique dont il entrevoit les multiples possibilités.
L’informatique musicale et le calcul des probabilités deviennent ses sujets d’études. Boulez et Xenakis sont des modèles.
Son apprentissage au Conservatoire se clôture par des premiers prix en composition et en analyse, avant un départ pour le Brésil, où il s’installe et enseigne la musique contemporaine à Sao Paulo, Brasilia, Rio de Janeiro et Salvador. 
De retour en France en 1981, il intègre l’IRCAM en qualité de chercheur, et commence une collaboration avec l’institut qui n’a, depuis lors, jamais cessée. Avec le mathématicien américain Miller Puckette, il crée Jupiter : la première pièce interactive dans laquelle un instrument acoustique pilote en temps réel une musique de synthèse.
Jour et nuit, Philippe Manoury expérimente et compose tandis que le mathématicien met au point un logiciel révolutionnaire, utilisé une première fois dans Pluton, puis dans La Partition du Ciel et de l’Enfer, Neptune et En écho.
Certes pionnières, les œuvres de Philippe Manoury sont non seulement de grandes formes, mais aussi techniquement très exigeantes, ce qui ne favorise ni leur interprétation ni leur diffusion.
« Je n’ai jamais été très doué pour faire coïncider mes désirs musicaux avec une quelconque satisfaction pécuniaire. » avoue-t-il sur son blog. L’enseignement est donc son autre gagne-pain : il est responsable de la pédagogie au sein de l’Ensemble InterContemporain, puis enseigne la  composition et la musique électronique au Conservatoire National de Lyon, tout en animant dans le monde entier des séminaires sur la composition. Professeur Émérite de l’Université de Californie de San Diego, il est par ailleurs, depuis 2013, professeur de composition à l’Académie supérieure de musique de Strasbourg.
La rencontre inévitable avec l’opéra se produit dans les années 90 lorsqu’il s’essaie au genre avec Citizen Kane - librement inspiré du film d’Orson Welles - mais faute d’une maison d’opéra pour l’accueillir, il se voit malheureusement contraint d’abandonner le projet. C’est en 1997, au Théâtre du Châtelet, qu’il créera son premier opéra, 60ème parallèle. Suivra K… à l’Opéra Bastille, un opéra en douze scènes avec électronique en temps réel, pour lequel il reçoit le Grand Prix de la SACD, le Prix de la critique musicale et le Prix Pierre Ier de Monaco. Il est ensuite accueilli en résidence à la Scène nationale d’Orléans et crée l’opéra de chambre La Frontière, et la pièce On Iron. Les Victoires de la musique le nomment compositeur de l'année en 2012 pour l’opéra La Nuit de Gutenberg, créé au Festival Musica l’année précédente. Pour feuilleter son catalogue et prendre la mesure de ses œuvres pléthoriques et variées, rendez-vous sur le site des éditions Durand.

A la liste de ses prochains projets figure enfin Kein Licht, un opéra contemporain que lui a commandé l’Opéra Comique : l’occasion pour lui de questionner l’écriture lyrique et d’en faire naître une nouvelle forme. 
Aussi, la citation de Beckett, « Avec toute cette obscurité autour de moi, je me sens moins seul »,  que l’on lit sur la page d’accueil de son site internet apparaît-elle particulièrement significative : aucun risque que le compositeur ne se sente seul avec Kein Licht, projet résolument fédérateur combinant financement participatif et implication du public dans le processus de création.


Découvrir Philippe Manoury en quelques clics 

•    Son site internet personnel, compilant de nombreux articles sur la musique, des cours d’analyse musicale et ses recherches. Mention spéciale pour la section Alla Breve et sa verve irrévérente. Allez donc lire « Jus Amer », « Michel Onfray et la musique », « L’accord Rolex » ou encore « Aimer toute les musiques », extraits de ses brèves tantôt critiques, tantôt drôles, et toujours férocement argumentées.
•    La musique du temps-réel. Cours de Philippe Manoury au Collège de France (Chaire d'Informatique de Gérard Berry), dans lequel il présente sa réflexion sur  le rôle du temps en musique et ses recherches artistiques et techniques.
•    Philippe Manoury : Questions d’un compositeur, Questions de composition : un colloque à réécouter en intégralité sur le site du Centre de documentation de la musique contemporaine.
•    Où va la musique contemporaine ? D’où vient la mésentente entre la création musicale contemporaine et le public ? En 52 minutes, Philippe Manoury et Karol Beffa répondent à Alain Finkielkraut dans l’émission « Répliques » sur France Culture
 

Découvrir Philippe Manoury, en quelques livres

•    La Musique du temps réel, Entretiens avec Omer Corlaix et Jean Guillaume Lebrun, éditions Music falsa, 2012. 
Son métier de compositeur, les dimensions de l’espace et du temps dans son œuvre -et plus précisément la technique du temps réel-, ses influences musicales, son regard sur la création contemporaine : autant de sujets passionnants abordés dans ce livre-conversation.
•    Va-et-vient, Entretiens avec Daniela Langer, éditions Music falsa, 2001.
En sept entretiens, Daniela Langer (productrice à France Culture) nous invite dans « l’atelier » de Philippe Manoury à la découverte de sa musique.


Découvrir sa musique, en quelques extraits

•    Ecoutez des extraits des archives sonores de ses œuvres, sur le portail de la musique contemporaine


Nicolas Stemann

né en 1968 à Hambourg, étudie la mise en scène au Max Reinhardt Seminar à Vienne et à l’Institut für Theater, Musiktheater und Film à Hambourg. Il se définit comme metteur en scène et musicien.

Pendant ses études, il travaille dans des piano-bars comme chanteur et guitariste. Son approche des textes de théâtre passe souvent d’abord par une transformation musicale.
Il travaille régulièrement au Thalia Theater de Hambourg, au Deutsches Theater de Berlin et au Burgtheater de Vienne, où il crée notamment Das Werk et Babel d’Elfriede Jelinek.
Au Thalia Theater, toujours du même auteur, il met en scène la première mondiale de Ulrike Maria Stuart et, en coproduction avec le Festival de Salzbourg, Les Brigands, de Schiller. Il se produit régulièrement sur la scène berlinoise. Dans la saison 2009/2010, il met en scène deux coproductions entre le Thalia Theater Premiere et le Théâtre de Cologne : la première de Die Kontrakte des Kaufmanns, Eine Wirtschaftskomödie d’Elfriede Jelinek et Nathan le sage de Lessing, alternant les deux pièces entre répétitions ouvertes et représentations.
Avec Die Kontrakte des Kaufmanns, il présente Eine Wirtschaftskomödie à la Rencontre des Théâtres de Berlin, aux Mühlheimer Theatertagen et au Festival de Vienne.
En 2011, il crée Faust I & II au Festival de Salzbourg et ensuite au Théâtre Thalia. Cette production est invitée à la Rencontre des Théâtres de Berlin en 2012, et en 2013 au Festival d'Avignon.
Nicolas Stemann a reçu le prix 3sat de la Rencontre des Théâtres de Berlin en 2012 pour son travail artistique pionnier et innovant. En 2014/15, il crée la première de Die Schutzbefohlenen de Elfriede Jelinek.


Elfriede Jelinek, prix Nobel à la plume engagée

Impopulaire dans son propre pays, l’Autriche, anticonformiste assumée dans une société où la fantaisie est mal portée, Elfriede Jelinek est ce que l’on peut appeler une auteure controversée. Caractéristique qui n’a plus l’heur de trop la déranger.
« Sexorciste », « Nestbeschmutzerin » (salisseuse du nid autrichien), la presse s’est déchainée contre elle. Les bien-pensants aussi. Qu’importe. La rebelle fut récompensée en 2004 par un prix Nobel de Littérature et prit soin de ne pas se présenter à la cérémonie d’attribution pour ne pas ternir une réputation qui n’aspirait qu’à s’exporter au-delà du Tyrol. Ni snobisme, ni provocation, la justification ne tenait, selon elle, qu’à une sévère agoraphobie : « j’aurais volontiers fait le déplacement jusqu’à Stockholm mais sincèrement, ça n’était pas possible physiquement…» 
Aujourd’hui, Elfriede Jelinek a 69 ans. Kein Licht ne sera pas son premier opéra. Elle a par ailleurs beaucoup travaillé avec Nicolas Stemann. Le prolongement que ce dernier et Philippe Manoury s’apprêtent à donner au texte, s’annonce aussi singulier que la plume acide et engagée de l’auteure.
Le prix Nobel est une touche-à-tout qui ne craint rien que l’immobilisme et la mièvrerie. C’est qu’avant de se passionner pour l’écriture, elle s’est longuement plongée dans les partitions: celles pour piano, pour orgue et pour flûte.  Musique et composition furent en effet ses premières amours. Façon de parler… Car toujours à l’en croire, d’amour il n'y eut guère, moins en tout cas que la tyrannie d’une mère obsédée par le devenir de sa fille. Celle-là même qu’elle dépeint dans son roman La Pianiste, paru en 1983, et adapté au cinéma par Michael Haneke en 2001 (et récompensé par une Palme d’Or à Cannes). Cette mère d’origine roumaine, issue de la grande bourgeoise catholique, et ce père tchèque, juif et socialiste « usaient, selon l’auteure, d'une langue pleine d'esprit ».
Atavisme ou non, Elfriede Jelinek partage ce vif intérêt pour la langue qu’elle commence à manier sous forme de poèmes alors qu’elle étudie l’Histoire de l’Art et le Théâtre. Et si elle obtient son diplôme d’organiste au Conservatoire de Vienne, c’est sur sa machine à écrire qu’elle décidera définitivement de pianoter. Elle transforme peu à peu ses vers en prose (on retrouve cette forme dans Kein Licht qui peut se lire comme un vaste fresque,  d’une seule traite) et donne à ses écrits une orientation critique. C’est le début des années 70, elle s’élève contre la pop-culture et ses représentations mensongères, le culte du divertissement, le patriarcat et la domination sexuelle masculine.
Critiquer la société oui, mais avec une langue élaborée : voilà la tradition littéraire dans laquelle Jelinek s’inscrit, marchant dans les pas d’un Karl Kraus ou d’un Thomas Bernhard, auteurs dont elle se sent proche : « je me sens vraiment ancrée dans cette tradition de la réflexion critique sur le langage. [...]  C'est pour cette raison que je me laisse volontiers aller aux calembours [...], que j'assume une part de trivialité, tout en pouvant me risquer, en même temps, au pathos. ». Celle qui déclare avoir vécu toute son enfance « sous le joug de l'ironie » affirme qu'il s'agit d'un héritage de ses parents : « je crois que l'ironie est un véritable organe. Certaines personnes l'ont, d'autres pas. » (in L’Express, interview par Baptiste Liger, 2012).
De la satire sociale et du roman, Elfriede Jelinek s’est peu à peu orientée vers l’écriture dramatique, mêlant dans ses textes des séquences théâtrales et cinématographiques, en privilégiant aux dialogue des monologues à plusieurs voix, miroirs de la complexité de la psyché.

Pour aller plus loin :
Son site personnel (en allemand)

Qui a peur d'Elfriede Jelinek ? Magali Jourdan, Mathilde Sobottke, Editions Danger Public, Collection Vies rebelles, 2006.
Son Prix Nobel a fait scandale. On l'accuse d'être subversive, élitiste, violente...
Pour la première fois, Elfriede Jelinek […] accepte de se confier directement à des biographes. Elle parle de son quotidien, de son père, devenu fou, de sa mère, omniprésente, de son couple, à distance, et de ses phobies, qui l'ont poussée à se retirer du monde, et à écrire.


L'Ensemble Lucilin

Créé en 1999 par un groupe de musiciens luxembourgeois passionnés, l'ensemble de musique contemporaine ''United Instruments of Lucilin » est la première formation de chambre au Luxembourg à se vouer exclusivement à la promotion et à la création d'œuvres du 20ème et du 21ème siècle. Le noyau dur de Lucilin (quatuor à cordes, flûte, clarinette, saxophone, piano et percussion) est rejoint à l'occasion par d’autres instruments en fonction de la taille des projets.
Avec 20 à 30 concerts par an, Lucilin se produit au Luxembourg et à l'étranger. L'ensemble est reconnu pour ses propositions appréciées du public et pouvant sortir de l'ordinaire. Lucilin met également un point d'honneur à  encourager le public à créer un lien avec la musique et son contexte, et a pour objectif de toucher son audience de façon intellectuelle, spirituelle et visuelle.
Plus qu'un Ensemble, Lucilin est une plateforme de création réunissant interprètes, compositeurs et musiciens de tous bords, son horizon esthétique couvre tous les champs de la création contemporain (de la Seconde Ecole de Vienne au minimalisme américain, en passant par la nouvelle génération ainsi que par la musique improvisée et électronique) et s’ouvre régulièrement aux croisements avec d’autres disciplines artistiques.
Depuis plusieurs années, Lucilin travaille en étroite collaboration avec le Grand Théâtre de Luxembourg  dans le domaine de l’opéra contemporain et du théâtre musical. Ils ont ainsi produit ensemble le monodrame de Toshio Hosokawa The Raven  avec Charlotte Hellekant, et prochainement l’opéra Wonderful Deluxe de Brice Pauset avec Dominique Visse (première en mai 2016). Parmi ses commandes et ses premières, Lucilin a interprété entre autres des œuvres de Luca Francesconi, Donnacha Dennehy, Jean-Luc Fafchamps, Marcel Reuter, Michael Riessler, Yan Maresz, Martin Matalon, CS Mahnkopf et Toshio Hosokawa. Récemment, LUCILIN a passé commande à Brice Pauset, Mauro Lanza et Arturo Fuentes.

Les donateurs

Un grand merci à tous les mécènes-producteurs de Kein Licht pour leur engagement aux côtés de l’Opéra Comique dans cette nouvelle aventure artistique. 

Jacqueline Alary
Pierre Odette Andriessens
Ara Aprikian
Michèle Aschehoug 
Bernard Auberger
Pascal Aubry
Marie-Claude Baffaut
Daniel Baglioni 
Simone Balazard
Antoine Baylot
Jacques Beltrand
Kamel Benhamou
Jean-Philippe et Françoise Billarant
Nathalie Bois-Monier
Blandine Chagny
Nina Childress
Christiane Clemencin
Gabrielle Coent
Jean-François Côté
Mathieu Courcier
Brigitte Cournarie
Patrice Crété
Chantal Deckherr
Gérard Desportes
Dany De Moura
Mathieu Despierre
Monique Disdet
Christine Ducq
Gilles Duval
Jacky Fayolle
Colette Felenbok
Christine Fernandez
Nicole Feneyrol
Charles-Henri Filippi
Philippe Fragu
Allain Gaussin
Raphaëlle Gay
Jean Geoffroy
Marianne Gicquel
Julien Girard
Sylvaine Girard
Vincent Grenouilleau 
Isabelle Gruais
Virginie Gueu
Murielle Guillier Holstein
Nicolas Heitz
Daniel Hery
Alain Honnart 
Laura Huguenin
Nicole Jimenez
Pascal Kinadjian
Delphine Klein
Christian Labrande
Maylis Lambert
Hervé Lambert
Doris Lamprecht
Fabrice Le Goeffic
Pascale Guiony
Sylvie Lancino
Gilles Lebas
Benoit Le Bihan
Ioana Lefebvre-Vornic
Guillaume L'Hôpital
Jean-Daniel Lelièvre
Bernard Le Masson
Anne Lenoel 
Françoise Levy
Morgane Leygue-Nicolas
Christophe et Flora Lopvet
Mireille Mauron Laurent
Jean-Louis Mandel
Bruno Manigaut
Victoire de Margerie
Yvette Marin
Yann Meyer
Catherine Nédélec
Francis Netter
Jean-Pierre Nolot 
Boris Passever
Jean-Marc Piriou 
Philippe Pocidalo
Christine Pototschnig
Claude Prigent
Béatrice Prim
Monique Queru
Christelle Radena
Florence Ramé
Isabelle Ruh
Elisabeth Sagon
Pascal Saleix
Françoise Savard
Martin Schaub
Olivier Soubrane
Dominique Subier
Enrique Therain
Marie-Claude Thomas
Antoine Trannoy
Sylvie Trzyna
Juliette Verrière
Jacques Van Waebeke
Odile Voinchet
Clo Zannettacci

En savoir plus

Le singspiel, quézako ? 

Le « zing » quoi ? Le singspiel (prononcez « zingue-chpile ») est un genre musical né au XVIIIe siècle en Allemagne. Très proche de l’opéra-comique français – singspiel se traduit littéralement par « chanter-jouer» – cette forme théâtrale s’est également inspirée de l’opéra-ballade anglais, de la tradition du Lied (pièce poétique) et du folklore allemand. Ça fait beaucoup. Tout comme l’opéra-comique, le singspiel est un concentré de ce qui fait la vie. On y trouve de tout : légèreté, fantaisie, émotion, mais aussi gravité et drame. En revanche, il se démarque des autres opéras-bouffes et opérettes, par son implication politique...

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Qui sont les coproducteurs de Kein Licht ? 

Vous vous êtes engagés dans l’aventure de Kein Licht en participant à notre opération de financement participatif sur Culture Time. Le fauteuil de producteur que nous vous avons proposé de partager s’annonce donc ample et chaleureux. Qui plus est si l’on rajoute aux calculs les prestigieux coproducteurs que l’Opéra Comique a réunis.
Qui sont-ils ? Tour d’horizon en tout juste 5 mn de lecture des spécificités de chacun d’eux.

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Un café avec Julien Leroy 
12 décembre 2015

Dernière ligne droite pour la collecte de Kein Licht. Prenez un café avec Julien Leroy, le chef d’orchestre de cette création et laissez-vous séduire par cette aventure pas comme les autres !
Vivez de l’intérieur la création d’un opéra: devenez, vous aussi, producteur !

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Connaissez-vous Nicolas Stemann ? 

1) Le metteur en scène est aussi musicien : dès l’âge de 11 ans, il compose des chansons et se produit, pendant ses études, comme chanteur et guitariste dans des piano-bars.
2) Chacune de ses mises en scène est l'occasion d'inventer une façon nouvelle pour les comédiens de faire entendre le texte au public.
3) Il collabore régulièrement avec Elfriede Jelinek depuis 2004.
4) Sa mise en scène de Faust a fait « trembler » le Festival d’Avignon en 2013 : 8h30 de marathon scénique, resté dans les mémoires.
5) Au cœur de sa démarche artistique : la volonté de faire dialoguer la musique et la langue parlée. 
6) Il apprécie particulièrement la langue musicale qu’Elfriede Jelinek emploie dans ses textes. Avec Kein Licht, il souhaite court-circuiter le théâtre de texte et le théâtre musical.


6 choses à savoir sur Philippe Manoury 

 1) La musique fut « une planche de sauvetage » pour Philippe Manoury dont la « vie scolaire était une catastrophe totale ». 
2) Il intègre l’IRCAM en qualité de chercheur en 1981, et commence une collaboration avec l’institut qui n’a depuis jamais cessée.
3) En 1987, il crée Jupiter avec le mathématicien américain Miller Puckett. C’est la première pièce interactive dans laquelle un instrument acoustique pilote en temps réel une musique de synthèse.
4) 60ème parallèle est son 1er opéra, créé en 1997 au Théâtre du Châtelet. 
5) En 2012, les Victoires de la musique le nomment compositeur de l'année pour l’opéra La Nuit de Gutenberg, créé au Festival Musica l’année précédente.
6) Avec Kein Licht, il veut expérimenter une nouvelle façon de composer sa musique


Qui est Elfriede Jelinek ? 

 1) Avant de se passionner pour l’écriture, c’est la musique qui était au centre de sa vie : elle a étudié le piano, la flûte et même obtenu un diplôme d’organiste au Conservatoire de Vienne.
2) Elle est l’auteur du roman La Pianiste (paru en 1983), porté à l’écran par Michael Haneke en 2001.
3) Critiquer la société avec une langue élaborée : voilà la tradition littéraire dans laquelle elle s’inscrit.
4) « Sexorciste », « Nestbeschmutzerin » (salisseuse du nid autrichien) : Elfriede Jelinek est une auteure controversée, ce qui lui a valu de qualifiants  orduriers dans la presse autrichienne réactionnaire.
5) Elle a été récompensée du prix Nobel de Littérature en 2004. 
6) Son texte Kein Licht, inspiré par la catastrophe nucléaire survenue en 2011 à Fukushima, a déjà été adapté au Théâtre (en Allemagne et au Japon) avant d’être un opéra contemporain en devenir.


Elfriede Jelinek, prix Nobel à la plume engagée 

Impopulaire dans son propre pays, l’Autriche, anticonformiste assumée dans une société où la fantaisie est mal portée, Elfriede Jelinek est ce que l’on peut appeler une auteure controversée. Caractéristique qui n’a plus l’heur de trop la déranger.« Sexorciste », « Nestbeschmutzerin » (salisseuse du nid autrichien), la presse s’est déchainée contre elle. Les bien-pensants aussi. Qu’importe. La rebelle fut récompensée en 2004 par un prix Nobel de Littérature et prit soin de ne pas se présenter à la cérémonie d’attribution pour ne pas ternir une réputation qui n’aspirait qu’à s’exporter au-delà du Tyrol. Ni snobisme, ni provocation, la justification ne tenait, selon elle, qu’à une sévère agoraphobie : « j’aurais volontiers fait le déplacement jusqu’à Stockholm mais sincèrement, ça n’était pas possible physiquement…» Aujourd’hui, Elfriede Jelinek a 69 ans. Kein Licht ne sera pas son premier opéra. Elle a par ailleurs beaucoup travaillé avec Nicolas Stemann. Le prolongement que ce dernier et Philippe Manoury s’apprêtent à donner au texte, s’annonce aussi singulier que la plume acide et engagée de l’auteure.Le prix Nobel est une touche-à-tout qui ne craint rien que l’immobilisme et la mièvrerie. C’est qu’avant de se passionner pour l’écriture, elle s’est longuement plongée dans les partitions: celles pour piano, pour orgue et pour flûte.  Musique et composition furent en effet ses premières amours. Façon de parler…

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1 minute 30 en compagnie de Philippe Manoury

Kein Licht. Si ce titre circule sur la toile depuis quelques temps, quelle création se cache véritablement derrière ces deux mots allemands ?Un opéra en devenir commandé par l’Opéra Comique. Un modèle économique qui implique des coproducteurs européens et se construira avec vous grâce à une opération de financement participatif. Mais aussi et surtout la volonté de réunir musique et théâtre contemporains, avec le compositeur Philippe Manoury et le metteur en scène Nicolas Stemann.Pour aiguiser votre curiosité, nous vous proposons 1 minute 30 en compagnie de Philippe Manoury. A écouter où que vous soyez et à partager autant que vous le voudrez !

Le podcast est ici >


Retour sur le lancement de l'opération "Produisez Kein Licht" 
15 octobre 2015

Nous étions réunis jeudi soir à l’Ircam, pour lancer officiellement la campagne de financement participatif qui accompagne la création de Kein Licht, l'opéra qui se prépare de part et d’autre du Rhin. Toutes ses fées ou presque étaient là ce jeudi 15 octobre. Le commanditaire, l’Opéra Comique, les coproducteurs parmi lesquels l’Ircam, l’opéra de Zagreb, les théâtres de la ville de Luxembourg, les artistes, Philippe Manoury sur la scène, Julien Leroy, le chef d'orchestre, à ses côtés, la représentante de l’Ensemble Lucilin au premier rang et même Nicolas Stemann, en direct de Berlin grâce à Skype et aux moyens audiovisuels de l’établissement du quartier Beaubourg.
Tous sur la même longueur d’onde, à encourager l’arrivée du spectateur-mécène transformé en producteur grâce aux dons. Mais tous déjà happés par  leur démon créatif à expliquer ce que sera Kein Licht, la musique et la nécessité d’une musique écrite pour l’orchestre, le texte sur une pièce de la Prix Noble Elfriede Jelinek, qu’elle continue de peaufiner (N. Stemann), le rapport de la musique et du texte dans cette pièce contemporaine où tout va se transformer au fur et à mesure de la production, la manière dont les acteurs et chanteurs vont répéter en faisant ressortir «la musique des mots» (P. Manoury)… On a même fini par apprendre (O. Mantei) que des chiens viendraient s’inviter sur le plateau de la salle Favart au moment des représentations! Une sorte de ferveur régnait à la tribune et dans la salle. Comme si cette aventure qui voyagera dans les pays des coproducteurs avant de finir une première course salle Favart en octobre 2017, avait déjà trouvé sa marque de fabrique : l’innovation, le risque, le goût des choses mouvantes et des formes nouvelles. 
Les journalistes et quelques parrains de l'Opéra Comique étaient là pour l'opération de financement participatif qui débutait officiellement ce soir-là et qui se déroulera  jusqu’à la fin de l’année 2015.  50 000 euros sont recherchés. Presque trois mois donc à compter du 15 octobre.  La plateforme Culture Time assurant la collecte de la somme, c’est évidemment vers ces deux représentantes que l'on s’est tourné pour mieux comprendre les détails de l’opération. Les contreparties servies en échange du don, l’intégration dans le travail artistique, …tout ça autour d’un verre pour clôturer une soirée réussie.

Le Prix Fedora

fedora.jpgLa 2ème édition du Prix FEDORA - Rolf Liebermann pour l’opéra qui s’est tenue le 9 avril 2016 à la Scala de Milan, a récompensé la commande de l’Opéra Comique Kein Licht de Philippe Manoury, compositeur et Nicolas Stemann, metteur en scène sur un texte de Elfriede Jelinek.
Le Prix FEDORA, doté de 150 000 € pour l’opéra, a pour mission de soutenir la création de nouvelles co-productions d’opéras et de ballets par des artistes prometteurs, dans le cadre d’une collaboration internationale entre des maisons d’opéra et des festivals.

Le projet Kein Licht, par son caractère innovant a été récompensé parmi 16 projets retenus.
Thinkspiel pour acteurs, chanteurs, musiciens et musique électronique en temps réel, d’après un texte de Elfriede Jelinek, Kein Licht est co-produit par l’Opéra Comique, la Ruhrtriennale, les Théâtres de la Ville de Luxembourg, le Théâtre National Croate de Zagreb, le Festival Musica de Strasbourg et l'Opéra du Rhin, l’Ircam, l’Ensemble Lucilin, le Münchner Kammerspiele.
Cette récompense vient conforter l’ambition d’Olivier Mantei, nouveau directeur de l’Opéra Comique, de développer la création et les coproductions internationales dans les années à venir.


Un trophée pour une création

« L’Opéra Comique ne fait jamais comme les autres institutions ! » Olivier Mantei fait entendre sa voix sous le vrombissement des machines et le bruit des marteaux du chantier de la salle Favart. Dans le foyer, seul espace préservé des échafaudages, au pied de la peinture racontant la naissance de l’Opéra Comique, le nouveau directeur reçoit le prix Fedora Rolf Liebermann pour la création Kein Licht, prévue en 2017.

En présence de Maryvonne de Saint Pulgent présidente de l’Opéra Comique, de Laurent Dréano conseiller du Ministère de la Culture, de Marie-Christine Lanne directrice de la Communication et des engagements sociétaux de Generali et d’Edilia Gänz directrice de Fedora, le président de Fedora Jérôme-François Zieseniss a rappelé la mission de cette association de philanthropes européens : « Loin de flatter l’ego de celui qui donne et faire plaisir à celui qui reçoit, le prix Fedora représente le choix de miser sur l’avenir et non le passé ». En offrant 150 000 €, l’association salue les innovations menées et soutient ainsi l’impact international de cette production européenne.

« Si l’Opéra Comique est une petite maison par sa taille, elle est grande par son histoire » rappelle Maryvonne de Saint Pulgent. Avec plus de 3 000 créations sur 300 ans d’histoire, l’institution n’a eu de cesse de se réinventer. Et Olivier Mantei entend bien poursuivre cette voie. Commandé au compositeur Philippe Manoury et au metteur en scène Nicolas Stemann, sur un texte de Elfriede Jelinek, Kein Licht reflète l’innovation à plus d’un titre. Le thème choisi - le monde après Fukushima- , le mode d’écriture, qui  associe les trois artistes dès les premières heures de travail, les procédés techniques de composition -une partie de la musique sera créée en temps réel chaque soir-, le mode de production, qui associe 8 coproducteurs européens et une opération de mécénat participatif… Une création à laquelle les auteurs ont choisi d’associer le public-donateur plus d’un an avant la 1ère représentation, en partageant avec lui ses réflexions et en lui permettant d’assister à certaines séances de travail. Kein Licht  tournera en Europe pour une vingtaine de représentations, cas suffisamment rare s’agissant de création contemporaine pour être souligné. 

En attendant et en guise de remerciement, l’Opéra Comique propose à l’assistance une visite de la salle Favart telle qu’on ne la reverra plus. Armés de casques, mécènes, partenaires et journalistes parcourent les coursives encore envahies de palissades et d’armatures métalliques, devinant pourtant, derrière les échafaudages du hall, la grâce des statues de Carmen et Manon qui accueilleront à nouveau le public à la réouverture. 

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INFORMATIONS PRATIQUES

Renseignements

https://www.culture-time.com/projet/kein-licht

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