Julie Roset

Soprano

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Julie Roset © David Noles

Lauréate du Concours Laffont du Metropolitan Opera (2022), la soprano française Julie Roset remporte ensuite le Premier Prix d’Operalia (2023) et est distinguée « Révélation Lyrique » aux Victoires de la Musique Classique (2025). Elle se fait particulièrement remarquer à l’Opéra Comique dans le rôle de Zémire (Zémire et Azor), salué par la critique.

Elle débute à l’Opéra national de Paris en incarnant Amour dans Médée de Charpentier, dans une nouvelle production signée David McVicar sous la direction de William Christie. Elle retrouve ensuite Raphaël Pichon et Claus Guth pour Samson de Rameau au Festival d’Aix-en-Provence, puis à l’Opéra Comique.

Parmi ses autres rôles marquants figurent Euridice et La Musica dans L’Orfeo (production Sasha Waltz & Guests) au Teatro Real de Madrid, ainsi que L’incoronazione di Poppea au Festival d’Aix-en-Provence (mise en scène de Ted Huffman), ces deux projets étant dirigés par Leonardo García Alarcón.

Au cours de la saison 2025/26, elle illustre sa polyvalence avec plusieurs débuts importants : au Metropolitan Opera dans le rôle de Fiakermilli (Arabella) sous la direction de Nicholas Carter, à l’Opéra Comique en Sophie (Werther) dans une nouvelle mise en scène de Ted Huffman dirigée par Raphaël Pichon, et au Festival d’Opéra de Glyndebourne en Blonde (Die Entführung aus dem Serail) sous la direction d’Evan Rogister.

Elle se produit également en Waldvogel dans Siegfried avec l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam dirigé par Yannick Nézet-Séguin, et chante Carmina Burana avec l’Orchestre Symphonique de Toronto sous la direction de Gustavo Gimeno. Son premier récital solo, M’a dit amour (Alpha Classics), enregistré avec la pianiste Susan Manoff, est lancé en concert dans plusieurs villes européennes.

Julie Roset fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris dans la Symphonie n°2 de Mahler, mise en scène par Romeo Castellucci, sous la direction d’Esa-Pekka Salonen, et aborde également cette œuvre au Festival de Pâques de Salzbourg.

En concert, elle enrichit son répertoire avec le Messiah de Haendel au Wiener Musikverein, le Weihnachtsoratorium de Bach avec l’Orchestre Symphonique de Stavanger, Elijah de Mendelssohn avec l’Ensemble Pygmalion, Die Schöpfung de Haydn à l’Opéra de Lorraine, et la Passion selon Saint Matthieu de Bach au Théâtre des Champs-Élysées.

En version de concert, elle chante au Festival de Salzbourg avec Adam Fischer et le Mozarteum Orchester (Tamiri dans Il re pastore, Ismene dans Mitridate, re di Ponto), interprète Belinda dans Dido and Aeneas avec l’Orchestre Symphonique National du Danemark, et participe à Acis and Galatea avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France.

Ses collaborations avec de grands ensembles baroques — notamment Cappella Mediterranea, Le Concert de la Loge, Les Arts Florissants et Twelfth Night — contribuent à façonner son identité artistique, et la mènent à des débuts au Carnegie Hall dans Elemental, un programme d’airs baroques.

Avec son propre ensemble, La Néréide, elle apparaît sur Luzzaschi: Il concerto segreto (Ricercar, 2023) et sur le prochain Le cœur et la raison (Alpha Classics).

Elle commence sa formation au Conservatoire du Grand Avignon, obtient un diplôme avec mention à la Haute École de Musique de Genève, puis reçoit un Artist Diploma en études d’opéra à la Juilliard School (2022).