Le programme de Robert le Cochon et les kidnappeurs

12 Juin 2014

Grâce à un partenariat avec l’Ecole Estienne, le programme de Robert le Cochon et les kidnappeurs a été entièrement conçu par les étudiants de la filière BTS Edition. Disponible à l’achat les soirs de spectacle (pour seulement 5€), il offre aux petits comme aux grands une véritable documentation autour de cette création tout en proposant une ouverture sur l’histoire et le genre de l’Opéra Comique.

Lisez des extraits des entretiens avec Paul Cox et Marc-Olivier Dupin menés par ces étudiants enthousiastes et impliqués :

Paul Cox est à la fois peintre, illustrateur et graphiste. Il est notamment l’auteur de nombreux livres pour enfants. Mais il est aussi le scénographe et le costumier de Robert le Cochon et les kidnappeurs, c’est-à-dire qu’il en a imaginé les décors et les costumes.

Quels décors pour un opéra pour les familles ?

Il fallait situer l’histoire qui se déroule dans un dépotoir, c’est-à-dire dans une décharge où sont accumulés des déchets, de vieux objets. J’ai donc voulu réunir des objets hétéroclites et farfelus que l’on peut trouver dans un tel lieu : des niches, des chaises, des boîtes, des ordinateurs, des abat- jours, des horloges…

Quel est le rôle de l’éclairage dans la scénographie ?

L’histoire commence par « C’était la nuit ». On doit donc avoir l’impression qu’il fait noir durant presque tout le spectacle tout en voyant ce qu’il se passe ! J’ai donc opté pour donner la sensation du temps qui passe à travers un décor qui évolue en fonction des différents moments de la journée grâce à l’aspect de la toile de fond. Grâce aux nombreux projecteurs (80 sur la scène de l’Opéra Comique !), c’est l’éclairagiste et son équipe qui s’en occupent.

 

Si Marc-Olivier Dupin dirige Robert le Cochon et les kidnappeurs, c’est aussi lui qui en a écrit la partition ! Voici ses confidences sur la composition :

La musique est un peu comme une langue : elle se joue, se chante, et s’écrit. Elle comprend les notes mais aussi de nombreuses indications sur la façon dont les musiciens doivent jouer.

Pour ce spectacle, l’orchestre ne compte 18 musiciens, c’est un petit effectif. D’habitude, pour un opéra, il n’est pas rare de compter plus de 50 musiciens.

 

Quelle a été votre source d’inspiration ?

« Je m’inspire des musiques que j’ai envie d’entendre. Si je souhaite un morceau d’une symphonie de Beethoven au milieu d’autre chose, je m’inspire ! J’ai un prédécesseur qui est pour moi la référence absolue, c’est Johann Sebastian Bach, qui a tout piqué à tout le monde.
Par ailleurs, j’adore le tango. Je m’arrange toujours pour en placer dans quasiment toutes mes compositions.
Enfin, quand j’étais étudiant, j’écoutais les Pink Floyd pour leur utilisation de l’électronique… Alors, j’aime mélanger tout ça.