Pendant la trêve, les travaux continuent

17 Août 2015

Salle Favart - © Stefan Brion

De la rue Favart, de la place Boieldieu, l’aoutien mélomane qui a déjà gravit les marches pour assister à un spectacle peut se dire que le chantier avance lentement. Rien d’impressionnant en effet. Pourtant de l’intérieur, la salle s’est complètement transformée. Vous avez suivi le tout début des travaux (article du 15 juillet), et depuis, soit un mois après la passation des clés, c’est un théâtre tout chamboulé qui se découvre à nous.

Les métamorphoses s’enchainent : le parquet de l’orchestre est maintenant démonté, comme une partie des mosaïques dans le hall afin de préserver le travail de l’illustre Facchina, les fauteuils ont disparu, les tentures de l’orchestre et de la corbeille ont été retirées, et le lustre acoustique entièrement démonté. Nombre de luminaires et appliques ont été détachés et rangées, les portes des loges en acajou sont désormais protégées par des plaques en bois et les rideaux du foyer, ces fameux rideaux qui avaient fait l’objet d’une rénovation si méticuleuse en 2012 ont investis d’immenses caisses ventilées pour protéger leur conservation. Favart se prépare aux premiers coups de pioche, à la poussière et aux éventuels éclats pour pourrait abîmer ses trésors. En cette période estivale, à ce stade des travaux, c’est ce soin mis dans la préservation et le camouflage qui frappe.

Bientôt, un immense échafaudage prendra place au parterre. Des gaines nécessaires à l’installation de l’aération de la salle doivent en effet passer sous le lustre et dans les murs dans les jours qui viennent.

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Dans d’autres parties du théâtre aussi, les travaux se préparent. C’est le cas du Central costumes, tout en haut sous les toits, un des endroits magiques du théâtre avec une vue imprenable sur les toits de Paris, où un trou va être percé pour pouvoir installer une vraie cuisine de teinture naturelle et un atelier de conception d’accessoires. On se souvient qu’en 2008 en effet, puis 2012, l’Opéra Comique s’est lancé dans le pari fou de la teinture végétale, valorisant ainsi les savoir-faire artisanaux du théâtre et développant la créativité des artistes et l’originalité des costumes.

Il faudra attendre fin septembre pour que les premiers enseignements soient tirés de cette phase de préparation, tant du point de vue des délais, que des bonnes et mauvaises surprises de ce chantier pas comme les autres.