Concert de la Maitrise Populaire © Eva Miquet

Concert de la Maitrise Populaire © Eva Miquet

Méphisto-Méliès : les nouvelles diableries du cinématographe

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Production d'un opéra-film par la Maîtrise Populaire de l'Opéra-Comique

Distribution

Équipe artistique

Réalisation Philippe Béziat Cheffe de projet Ilonah Fagotin Direction musicale Alphonse Cemin Harmonisations vocales Arthur Lavandier Cheffe de chœur de la Maîtrise Populaire Clara Brenier Chorégraphe Christine Bonneton Professeure de chant Dorothée Voisine Production audiovisuelle Camera Lucida Production Théâtre national de l'Opéra-Comique

Avec les maîtrisiennes et maîtrisiens de la Maîtrise Populaire de l'Opéra-Comique

La Salle Favart ferme pour un an, mais la Maîtrise Populaire ne reste pas spectatrice. Pendant que la cage de scène se transforme, ses 126 jeunes maîtrisiennes et maîtrisiens, du CM1 au post-bac, se lancent dans une aventure nouvelle : faire un film. Un opéra-film, plus exactement, dont chaque tableau se tournera tout au long de la saison, sous la direction du réalisateur Philippe Béziat et de la cheffe de projet Ilonah Fagotin.

Le projet

Ils ont tous une caméra dans leur poche. Filmer fait déjà partie de leur quotidien. Alors plutôt que de subir l'absence de plateau, autant en faire une chance : se mettre à l'école du facétieux Georges Méliès, et apprendre à conjuguer chant, jeu, et image en mouvement.

Le père des trucages cinématographiques a encore beaucoup à transmettre. Ses films, son esprit, ses techniques deviennent matière à exploration. En parallèle, les maîtrisiens travaillent un corpus de chansons de l'époque de Méliès, repensé pour l'occasion par Alphonse Cemin et harmonisé pour ensemble vocal par le compositeur Arthur Lavandier.

Tableau après tableau, semaine après semaine, un récit prend forme. Le leur. Une histoire faite de surimpressions, d'apparitions, de fausses pistes joyeuses et de vraies trouvailles vocales. Les maîtrisiens apprennent à filmer leur activité musicale, à se mettre en scène pour la caméra, à habiter l'image autant que la note.

Georges Méliès, le complice idéal

Magicien devenu cinéaste, créateur du Voyage dans la Lune en 1902, Georges Méliès a inventé un cinéma fait de bric et de broc, de poésie pure et d'ingéniosité technique. Ses « diableries » ne sont pas des effets spéciaux au sens contemporain : ce sont des tours, des prestidigitations filmées, des farces visuelles tournées avec les moyens du bord et un sens du merveilleux intact.

Cet imaginaire foisonnant, où l'on apparaît et disparaît, où l'on se dédouble, où le décor se révèle aussi théâtral que le geste, entre en résonance directe avec l'Esprit Favart. Comme l'opéra-comique à ses origines, Méliès puise dans le populaire, joue avec les conventions et place l'invention au centre. Une école parfaite pour des jeunes interprètes en formation.

Une aventure collective avec les équipes du théâtre

Ce projet n'est pas seulement celui de la Maîtrise. Tout au long de la saison, les équipes techniques de l'Opéra-Comique : machinistes, accessoiristes, électriciens, costumiers, perruquiers, vidéastes, participent au tournage, partagent leurs savoir-faire et inventent les solutions concrètes qui donnent corps à chaque tableau. Une manière de prolonger la mission de transmission du Campus Favart auprès des plus jeunes, et de tisser entre les métiers du théâtre et l'image filmée une complicité nouvelle.

L'aboutissement : un opéra-film, puis un spectacle scénique

Lorsque la Salle Favart rouvrira ses portes à l'automne 2027, les maîtrisiens se la réapproprieront en donnant la version scénique du film. Chaque tableau y sera chanté, dansé, joué, mais aussi filmé en direct, pour réunir sur un même plateau la présence des interprètes et la magie de l'écran. Une manière de célébrer la réouverture du théâtre en y faisant entrer toute une génération qui aura grandi pendant les travaux.

Le film, lui, sortira au printemps 2028.

Avec le soutien de

La Maîtrise Populaire reçoit le soutien de If Foundation, la Fondation Société Générale, la Fondation Daniel et Nina Carasso, la Fondation Terrévent, Danone, la Fondation Orange, R&Co4Generations et la Fondation groupe RATP.