De prime abord, La Belle Hélène fait rire et chanter aux dépens d’un mari trompé. Mais ne peut-on aussi le plaindre, ce Ménélas, victime d’une fatalité qui pousse Hélène dans les bras de Pâris et entraîne les Grecs dans la plus terrible des guerres ?
Distribution
Direction musicale, Pierre Dumoussaud • Mise en scène, Michel Fau • Chœur, Les éléments • Orchestre, Les Frivolités Parisiennes
Voir toute la distributionOpéra-bouffe, La Belle Hélène est une parodie raffinée offrant plusieurs niveaux de lecture – et de plaisir. Nous sommes en 1864, peu après la parution des Troyens à Carthage de Berlioz et surtout en pleine libéralisation de la vie théâtrale. Offenbach et ses librettistes nous invitent à jouer de la culture classique, à y projeter nos fantasmes, nos rêves et nos doutes. Ils nous offrent, comme à leurs contemporains, l’occasion d’un rire homérique. Car à Sparte comme à Paris, et hier comme aujourd’hui, on ne reste jamais sérieux très longtemps…
Cette « revanche gagnée par le goût parisien contre l'ennui » – lisait-on dans la presse en 1864 – fut le premier succès international d’Offenbach.
Dans le rôle de Ménélas, Michel Fau célèbre le théâtre. À la tête des Frivolités Parisiennes et des éléments, Pierre Dumoussaud fait pétiller la musique. Dans le rôle-titre, Marie-Nicole Lemieux fait rimer humour et sensualité.
Distribution
Production
Opéra Comique
Coproduction
Opéra de Lausanne, Opéra Comique, Opéra Royal de Wallonie