Un conte, une mémoire
L’histoire est simple. Aninka et Pepíček cherchent de quoi aider leur mère. Ils se heurtent à Brundibár, figure tapageuse et autoritaire, avant de trouver des alliés inattendus. On entre vite dans la situation, dans le conflit, dans l’élan collectif qui se forme peu à peu.
Mais Brundibár ne se réduit pas à un conte pour enfants. Composé en 1938, créé clandestinement à Prague puis repris à Terezín, il porte aussi une histoire du XXe siècle. Cette rencontre entre fable et mémoire donne au spectacle une résonance particulière.
Le voir aujourd’hui, c’est découvrir une œuvre qui parle immédiatement et continue d’agir après la représentation. Avec la Maîtrise Populaire au centre du plateau, Brundibár retrouve aussi sa nature première : un opéra où les enfants portent le cœur du récit.
La playlist
Avant la représentation, la playlist offre une première entrée dans l’univers musical de Hans Krása.
Autour de Brundibár, le programme ouvre un espace plus large, où le récit, le chant et la mémoire se répondent.
Le programme
Avant Brundibár, le spectacle prend le temps d’installer un climat. Le conte de Jean-Claude Grumberg ouvre d’abord un espace d’enfance et d’inquiétude. Puis la musique prolonge ce mouvement avec Janáček, Poulenc, Hans Krása et Ilse Weber. Le programme compose ainsi une progression sensible, qui conduit du récit vers l’histoire et du chant vers la mémoire.
Ce parcours musical trouve son prolongement dans la mise en scène, qui fait de la classe un lieu de jeu, d’apprentissage et de mémoire.
Note d'intention
Mettre en scène Brundibár, c’est partir d’un conte d’enfants pour laisser apparaître peu à peu une mémoire plus sombre. Derrière la simplicité des figures, des chansons et des jeux, l’histoire revient et rappelle ce que signifie voler l’enfance.
La scène devient ici une classe, un lieu où l’on apprend, où l’on rejoue, où l’on cherche à comprendre. Travailler avec de jeunes interprètes donne à cette traversée sa nécessité : revenir au cœur du jeu, dans ce qu’il a de plus vivant, pour faire tenir ensemble mémoire et élan.
Avec
Direction musicale, Louis Langrée • Mise en scène, Muriel Mayette-Holtz, Jean-Claude Berutti • Décors et costumes, Rudy Sabounghi • Chœur, Maîtrise Populaire de l’Opéra-Comique • Orchestre, Les Frivolités parisiennes