Hippolyte et Aricie

Hippolyte et Aricie

Hippolyte et Aricie

Parodie pour chanteurs et marionnettes

Hippolyte et Aricie ou La belle-mère amoureuse, parodie de Charles-Simon Favart d’après l’opéra de Jean-Philippe Rameau. Parodie créée à la Comédie-Italienne le 11 octobre 1742.

Introduction à l’œuvre par Françoise Rubellin 40 minutes avant la représentation

Durée du spectacle : 1h30

Direction musicale et violon, Mira Glodeanu
Mise en scène, Jean-Philippe Desrousseaux
Décors, Antoine Fontaine
Lumières, François-Xavier Guinnepain
Conseiller théâtral, Françoise Rubellin

Phèdre, Marie Lenormand
Thésée, Philippe-Nicolas Martin
Marionnettistes, Gaëlle Trimardeau, Bruno Coulon, Jean-Philippe Desrousseaux

Orchestre, Ensemble Philidor

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Présentation

L’art de la parodie qui se développait sous l’Ancien Régime sur les scènes foraines ciblait les grandes créations de l’Opéra. Rameau en fut la victime consentante : n’avait-il pas débuté sur la principale d’entre elles, l’Opéra Comique ?

Spectacle de marionnettes, dans la grande tradition des comédiens de bois


Biographie de Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764).
Né à Dijon et mort à Paris, Rameau mena une carrière étonnante qui débuta dans les provinces de France : Avignon (1702), Clermont-Ferrand (1702 et 1715-1722), Dijon (1709) et Lyon (1713). Après un premier passage à Paris en 1706, il se fixe définitivement dans la capitale en 1723, l’année même de la majorité de Louis XV. Ces premières années sont marquées par la composition de motets, de cantates et de la plupart de ses pièces pour clavecin, ainsi que par la rédaction de son célèbre Traité de l’Harmonie (édité à Paris en 1722). Au début des années 1730, Rameau est introduit auprès du riche fermier général La Pouplinière, qui deviendra son protecteur pour de longues années. L’Académie royale de musique lui ouvre bientôt ses portes : la création d’Hippolyte et Aricie, en 1733, est l’un des événements majeurs de l’histoire de l’opéra en France. Très vite, le génie de Rameau devient incontestable et, jusqu’en 1764, de très nombreux ouvrages lyriques se succèderont : parmi eux, mentionnons particulièrement les tragédies lyriques Castor et Pollux (1737), Dardanus (1739), Zoroastre (1749) et Les Boréades (1764), les opéras-ballets Les Indes galantes (1735) et Les Fêtes d’Hébé (1739), ainsi que la comédie lyrique Platée (1745). Pour Versailles, où Rameau fut nommé Compositeur de la Cour en 1745, il signa beaucoup d’ouvrages de circonstances tels que Le Temple de la Gloire (1745) ou Les Fêtes de l’Hymen et de l’Amour (1747). Les opéras de Rameau restèrent au répertoire jusqu’au début des années 1780, tandis qu’à l’égal de Lully, son talent était consacré par la nation française.

©CMBV
 


Dans le cadre de l'année Rameau

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Distribution

Direction musicale et violon, Mira Glodeanu
Mise en scène, Jean-Philippe Desrousseaux
Décors, Antoine Fontaine
Lumières, François-Xavier Guinnepain
Conseiller théâtral, Françoise Rubellin

Phèdre, Marie Lenormand
Thésée, Philippe-Nicolas Martin
Marionnettistes, Gaëlle Trimardeau, Bruno Coulon, Jean-Philippe Desrousseaux

Orchestre, Ensemble Philidor

Production, Centre de musique baroque de Versailles en coréalisation avec l’Opéra Comique
Coproduction, Teatru Manoel Malta / Opéra de Vichy / Théâtre Montansier
Coréalisation, Centre de musique baroque de Versailles / Opéra Comique


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Argument

Prologue
Les habitants des forêts d’Erymanthe et les prêtresses de Diane célèbrent les pouvoirs de leur reine. Mais ceux-ci sont menacés par l’arrivée de l’Amour. La dispute des deux divinités, animée, est interrompue par Jupiter qui tranche en faveur de l’Amour. Celui-ci pourra, chaque année pendant une journée, étendre son empire dans le royaume de Diane. Cette dernière préfère se retirer et s’employer à protéger Hippolyte et Aricie des méfaits de son rival, plutôt que d’assister à sa victoire. Une fête célèbre le règne de l’Amour dans les forêts d’Erymanthe.

I. Aricie, dont le peuple a été décimé par le roi Thésée, se recueille dans le temple de Diane dont elle va devenir prêtresse. Tourmentée par son amour pour Hippolyte, le fils de Thésée, elle se trouble lorsque le prince paraît, d’autant qu’il avoue l’aimer aussi et la supplie de renoncer à ses vœux. Mais c’est Phèdre, seconde épouse de Thésée, qui peut seule décider du sort d’Aricie. Elle arrive, suivie des prêtresses et débute les cérémonies. Les réticences d’Aricie et le soutien qu’elle reçoit d’Hippolyte éclairent la reine sur leur relation. Furieuse, elle menace de détruire les autels. La descente de Diane l’interrompt : la déesse entend protéger les amants. Phèdre jure de se venger, animée par la jalousie et le dépit : elle aussi aime Hippolyte. L’annonce de l’éloignement du roi, qui a suivi son ami Pirithoüs aux enfers et ne devrait jamais en revenir, apparaît comme une occasion inespérée de se déclarer. Encouragée par sa suivante Œnone, Phèdre se décide à révéler son amour incestueux.

II. Thésée est entraîné au plus profond des Enfers par Tisiphone : peu lui importe, il est prêt à sacrifier sa vie pour sauver celle de Pirithoüs. Pluton et sa cour infernale paraissent et confirment l’arrêt du sort : Pirithoüs mourra et Thésée restera captif aux enfers. Mais Neptune intervient en faveur de son fils et, par l’entremise de Mercure, obtient la grâce de Thésée. Les Parques l’avertissent toutefois : il ne quittera les enfers que pour trouver sa famille déchirée par des maux plus terribles encore.

III. Phèdre supplie Vénus de lui être favorable et de changer le cœur d’Hippolyte. Celui-ci paraît et s’étonne de trouver Phèdre disposée à partager le trône avec lui. L’évocation de son amour pour Aricie fait toutefois éclater la fureur de Phèdre : imprudemment, elle lui avoue les feux qui la consument et, honteuse, lui demande de la tuer. Thésée entre précipitamment : devant ce spectacle et les mots confus qu’il obtient de son épouse et de son fils, il se tourne vers Œnone. Soucieuse de protéger la reine, elle laisse entendre qu’Hippolyte envisageait d’attenter à la dignité de Phèdre. Pétrifié, Thésée doit assister aux festivités organisées pour son retour. Mais, resté à l’écart, il implore une nouvelle fois son père, la mort dans l’âme, et lui demande de tuer le criminel Hippolyte.

IV. Banni de la cour, Hippolyte déplore l’injustice de son destin. Pour protéger Aricie de la fureur de Phèdre, il l’engage à le suivre comme épouse. Tous deux se jurent fidélité devant Diane, dont la toute-puissance est célébrée par des troupes de chasseurs. La fête est interrompue par l’arrivée du monstre envoyé par Neptune : surgissant des flots, il répond au vœu de Thésée et engloutit le malheureux Hippolyte. Phèdre, attirée par les gémissements du peuple, constate le fruit de son amour odieux.

V. Avant de mettre fin à ses jours, Phèdre a révélé la terrible méprise dont Thésée était victime. Le roi, éploré, entend lui aussi mettre fin à ses jours. Mais Neptune l’en empêche et lui apprend que Diane a secouru son fils. Son châtiment sera de ne plus jamais le revoir. Aricie, qui avait perdu connaissance durant le combat entre Hippolyte et le monstre, revient à elle dans un lieu enchanteur. Après un moment de doute, elle retrouve son amant qui vient à elle guidé par Diane : la déesse les unit tandis qu’une fête grandiose célèbre leur amour au son du chant des oiseaux.

[Benoit Dratwicki]


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Documents: 

Informations pratiques

Lieu

Salle Favart

Tarif

34, 28, 24, 16, 10, 6€

Renseignements

0 825 01 01 23 (0,15 € la minute)

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