Belles lettres de danse

Belles lettres de danse

Récital

SPECTACLE DIDACTIQUE autour de la danse baroque

Sous l’Ancien Régime, la noblesse et les courtisans pratiquent la "Belle Danse" lors du bal qui est un moment privilégié de représentation sociale. Fondée par Louis XIV en 1661, l’Académie royale de danse a vocation à perfectionner cet art. L’écriture de la danse, ou "Chorégraphie », témoigne aujourd'hui encore de sa codification. Dès la création de l’Opéra puis de l’Opéra Comique, les spectacles font largement usage de son élégance et de sa virtuosité.

Durée, 1h sans entracte

Animé par Guillaume Jablonka

Irène Feste
Virginie Garandeau

Compagnie Divertimenty

 

Présentation

Dénommée belle danse aux XVIIe et XVIIIe siècles, la danse baroque est réhabilitée depuis environ quatre décennies par des chercheurs et des danseurs désireux de retrouver les codes et de restituer le charme de l’art chorégraphique qui a précédé le ballet romantique, dont hérite la danse dite aujourd’hui classique.

La belle danse est une pratique centrale dans la France de l’Ancien Régime. Le ballet de cour naît sous le règne des Valois. Dans le foyer de l’Opéra Comique, la peinture d’Henri Gervex intitulée Le Ballet comique de la reine évoque l’un des tout premiers spectacles de ce genre, créé en 1581. Le ballet de cour prend une importance accrue sous les Bourbon : à Louis XIII, danseur et chorégraphe émérite, succède Louis XIV qui annonce son règne personnel en dansant le Soleil dans le fameux Ballet royal de la Nuit en 1653, à 15 ans.

Dès 1661, le Roi-Soleil crée l’Académie royale de danse. Pendant cette décennie cruciale des années 1660 sont données à Versailles les fastueuses comédies-ballets composées par Molière, Jean-Baptiste Lully et le chorégraphe Pierre Beauchamp. Et lorsque l’Académie royale de musique est prise en main par Lully, en 1672, pour créer un opéra à la française, la danse y occupe une place aussi importante que le récitatif de nature poétique. À l’Académie, les pas vont se codifier, l’écriture chorégraphique apparaître.

Pendant que se développe la danse de théâtre, expressive et virtuose, la société et la cour continuent à danser. La belle danse participe à l’éducation à la noblesse, comme l’explique au Bourgeois-Gentilhomme son Maître à danser. Le bal est le moment privilégié pour montrer ses talents et son aptitude au bon goût, désigné par l’adjectif belle. De nombreux textes illustrent l’imaginaire de la danse et sa pratique sous l’Ancien Régime. Écrits et lettres permettent au spectateur contemporain de mieux appréhender le bel esprit qui animait les danseurs de l’époque.

Programme

PREMIÈRE PARTIE
La danse de bal : civilité et événement social

DEUXIÈME PARTIE
Enseigner et transmettre la danse : le maître à danser et la chorégraphie

TROISIÈME PARTIE
La danse de théâtre : mise en scène de la vie ordinaire et technique professionnelle

Les musiques du spectacle :
Jean-Baptiste Lully
Marin Marais
Francesco Geminiani
Isaac Croft

Références des extraits littéraires :

Cendrillon, Charles Perrault, 1697
Mémoires de Mlle de Montpensier (année 1651), Anne Marie Louise d’Orléans (1627-1693)
Le Maître à Danser, Pierre Rameau, 1725
Esope au collège, Leçon de menuet, Père Jean-Antoine du Cerceau, non daté
Dictionnaire royal augmenté, article Sarabande, François Pomey, 1671
The Art of dancing, Soame Jenys, 1729
Histoire Générale de la danse sacrée et profane, Jacques Bonnet, 1723

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu

Foyer Favart

Tarif

11€ (5€ pour les moins de 18ans)

Renseignements

0 825 01 01 23 (0,15 € la minute)

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