La chanson d'Offenbach

La chanson d'Offenbach

Concert commenté par Agnès Terrier

L'orchestre, ses instruments, son histoire, sa discipline et son langage, tels sont les thèmes abordés au cours de ce programme consacré à Offenbach, qui sut mettre autant d'humour dans la fosse que sur scène.

Orchestre Ostinato
Direction, Jean-Luc Tingaud

Présentation

JACQUES OFFENBACH À L’OPÉRA COMIQUE

Compositeur emblématique du Second Empire, Jacques Offenbach (1819-1880) est pour ainsi dire l’inventeur de l’opérette, en tout cas celui qui contribua le plus au succès européen de ce genre, léger d’esprit et d’effectifs, conçu pour un public citadin en mal de divertissements. Dans son théâtre baptisé les Bouffes Parisiens, puis dans bien d’autres salles du Boulevard, Offenbach monta de 1855 à 1880 une centaine d’ouvrages, dynamisant la création lyrique, développant l’opérette aux dimensions de l’opéra-bouffe et explorant, avec l’aide d’excellents librettistes, tous les tons de la comédie, du burlesque à la féerie en passant par le mélodrame, le vaudeville et la comédie de mœurs.

Mais une salle faisait rêver par-dessus tout le musicien d’origine allemande : la salle Favart, écrin de l’Opéra Comique. Cette institution primordiale dans le paysage de la création musicale française était vouée, depuis ses origines, à la comédie mêlée de musique. S’exportant facilement, son répertoire représentait partout en Europe l’esprit français.

Le jeune violoncelliste virtuose de seize ans avait joué régulièrement dans l’orchestre du théâtre et s’y était familiarisé avec le répertoire romantique. Il n’eut de cesse de s’y produire comme compositeur. Le projet même des Bouffes Parisiens, ouverts en 1855, visait à ranimer l’opéra-comique du XVIIIe siècle, cette forme et cette gaîté conjuguant le goût français et la grâce musicale héritée de Pergolèse et de Cimarosa.

C’est dans ce but qu’Offenbach lança aux Bouffes de jeunes compositeurs comme Georges Bizet et Charles Lecocq, dans ce but qu’il donna successivement à l’Opéra Comique Barkouf (1860), Robinson Crusoé (1867), Vert-vert (1869), Fantasio (en trois actes, sur un livret de Paul de Musset inspiré de la pièce d’Alfred de Musset, créé le 18 janvier 1872) : très peu d’ouvrages en somme quand tant d’autres, comme La Chanson de Fortunio, furent donnés ailleurs sous la dénomination « opéra-comique ».

La création posthume des Contes d’Hoffmann, le 10 février 1880, joua comme une véritable reconnaissance de l’institution à l’égard d’Offenbach. Elle a été suivie, tout au long du XXe siècle, par l’entrée au répertoire de la salle Favart de plusieurs titres majeurs créés ailleurs. L’Opéra Comique poursuit aujourd’hui cette démarche en programmant pour la première fois La Chanson de Fortunio, un opéra-comique en un acte composé sur un livret d’Hector Crémieux et Ludovic Halévy et créé le 5 janvier 1861 aux Bouffes Parisiens.

Programme

Ouvertures et préludes extraits de La Chanson de Fortunio et de Fantasio, deux opéras-comiques de Jacques Offenbach.

Ouverture de Fantasio
Prélude de l’acte II de Fantasio
Chanson de Fortunio
Prélude de l’acte III de Fantasio
Ouverture de La Chanson de Fortunio

Notions abordées au cours du concert
La direction d’orchestre
L’accord / l’harmonie
Les timbres de l’orchestre / l’orchestration
Le chant à l’orchestre
Le rythme
Les nuances
Quelques formes : valse, barcarolle, fanfare, boléro

INFORMATIONS PRATIQUES

Lieu

Salle Favart

Tarif

11 € (5€ pour les moins de 18 ans)

Renseignements

0 825 01 01 23 (0,15 € la minute)

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