William Christie et les Arts Florissants

William Christie et les Arts Florissants

William Christie et les Arts Florissants

Concert - Cycle Philharmonique de Radio France

CONCERT-CONFÉRENCE LES MYSTÈRES DE DIDON dirigé et animé par William Christie

Au travers d’exemples tirés de Dido and Aeneas et en compagnie d’artistes de la production, William Christie présente les spécificités du langage musical de Purcell et la façon dont ses interprètes lui redonnent vie.

Mariana Rewerski, Dido
Nikolay Borchev, Aeneas
Élodie Fonnard, Belinda
Hilary Summers, Sorceress
Céline Ricci, First Witch
Ana Quintans, Second Witch

Chœur et Orchestre, Les Arts Florissants

Direction musicale et présentation, William Christie
 

Présentation

Virgile a écrit L’Énéide sous le règne d’Auguste, au premier siècle avant notre ère. Son but était à la fois littéraire – surpasser Homère – et politique : offrir à Rome son texte fondateur. C’est pourquoi l’idylle avec Didon n’occupe qu’une brève étape du périple d’Énée, le prince troyen que les dieux ont destiné à fonder Rome après la destruction de sa cité. Pourtant, les exploits du héros ne peuvent éclipser le charme de cette princesse fondatrice du royaume de Carthage.
Au XVIIe siècle, les librettistes d’opéra s’attachent moins à l’œuvre politique de Didon qu’à la trahison amoureuse qui la mène au suicide. Sans doute le Vénitien Cavalli y est-il pour beaucoup avec, en 1641, sa Didone pour laquelle il compose un lamento qui devient un modèle. Un demi-siècle plus tard, cette figure féminine inspire Henry Purcell à Londres dans les années 1680, Henri Desmarest à Paris en 1693 et Christoph Graupner à Hambourg en 1707. Il ne restera plus au poète Metastasio qu’à s’en emparer en 1724. Son livret Didone abbandonata suscitera plus de 70 opéras au Siècle des Lumières.
À l’instigation du roi Charles II, John Blow crée à la cour en 1683 le premier opéra anglais, Venus and Adonis. Nul doute que Purcell, son élève et ami, rêve d’aborder ce genre ambitieux. Le livret de Dido and Aeneas est signé Nahum Tate qui s’est déjà inspiré de L’Énéide pour son premier succès théâtral en 1678. La passion malheureuse de Didon lui fournit un sujet à la fois poétique et concis, permettant de déployer une ample palette de personnages. Parmi eux, la sorcière est depuis Shakespeare un élément indispensable du théâtre anglais auquel elle apporte une touche fantastique et divertissante.
On a longtemps affirmé que le commanditaire de l’œuvre était Josias Priest, directeur d’une école de jeunes filles où la pédagogie intégrait des activités théâtrales et musicales. Priest présenta l’œuvre en décembre 1689, en témoigne un livret imprimé, seul vestige d’une représentation du vivant de Purcell. Mais au sein de l’œuvre de Purcell, Dido and Aeneas ressemble davantage aux partitions du début des années 1680. En outre, il présente une parenté structurelle et vocale avec celui de Blow. Dido and Aeneas aurait dans ce cas été destiné à la cour de Charles II vers 1684.
Ce chef-d’œuvre aurait pu, si Purcell avait vécu aussi longtemps que son contemporain Campra, fonder une brillante tradition lyrique anglaise.

Spectacle sans entracte, durée: 1h30

PRACTICAL INFORMATION

Lieu

Salle Favart

Tarif

34, 28, 24, 16, 10, 6 €

Renseignements

0 825 01 01 23 (0,15 € la minute)

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